‹ Bentham CriminalisteChapitre 33 sur 67 · Bentham, Législ, civ. et pén · texte numérisé non relu

Bentham, Législ, civ. et pén

PRESSAŸ 4

du pupille est suffisante pour qu'il puisse réparer le dommage, c’est lui qui doit la «satisfaction », car la tutelle n’est pour le tuteur qu'une charge qu'il serait injuste de rendre encore plus lourde.

Le père est responsable du fait de ses enfants, à la fois pour les raisons qui ont fait admettre la responsabilité du maître pour les fautes de ses domestiques, et parce qu'il possède sur eux « l’ascendant de l'affection ».

C'est lui qui les faconne à son gré, e& qui est créputé être l’auteur de toutes les dispositions qu'ils manifestent. »1

Cette charge est la contre-partie dès avantages que confère au père la puissance paternelle grâce à laquelle l’enfant fait partie de son patrimoine.

Mais ‘elle cesse avec ‘la’ minorité car on ne peut pas rendre le père responsable des vices que l'enfant aurait contractés après sa majorité et parce que, «après tout ce qu'il a souffert dans l'intérieur de sa famille, le déchirement qu’il éprouve par l'inconduite où le déshonneur d’un fils est un’ genre de peine que la nabure lui inflige et que la loi n’a pas besoin d’aggraver.

Ce serait verser du poison sur ses plaies, sans espoir ni de réparer le passé, ni de s’assurer contre l'avenir. »? | Le législateur doit avoir avant tout le souci d’ac:

corder une «satisfaction » à tous les délits sous forme :

Page 1