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Bentham, Trailé des peines

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Ce degré de sévérité devra se conformer au degré de gravité du délit et varier selon les coupables, suivant toutes les circonstances qui influent sur la sensibilité ; un maximum et un minimum entre lesquels le juge pourra se mouvoir assureront à la peine” cette souplesse nécessaire en supprimant les abus d’un arbitraire tyrannique et redoutable.

La peine doit être commensurable et divisible; à

un certain délit doit correspondre une certaine peine,

plusieurs années d'emprisonnement par exemple,

auxquelles viennent s'ajouter quelques autres années lorsque survient une cause d’aggravation.

C'est ainsi que le Code pénal de 1791, inspiré des mêmes idées édictait, pour réprimer le vol, une peine de quelques années de fer, dont le nombre s’augmen-

tait de deux nouvelles années toutes les fois qu’une q

circonstance aggravante accompagnait le délit.

… La peine n’est pas seulement un moyen de contrainte, une terreur imposée au coupable. Si on la considérait comme une compensation nécessaire du délit commis, on ajouterait simplement un second mal au premier.

Mais elle possède une valeur d'’intimidation, et n’est édictée que pour la sécurité de l’avenir. La peine n’est pas l’expression d’un acte de colère, de haine ou de vengeance; ce n’est qu’un « sacrifice indispensable pour le salut commun ».! |

Elle possède aussi une valeur éducative. Il faut

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