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Bentham, Législ. civ. el pén 2. Idem

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d'énormes difficultés. Il faut une application de vingt années pour en acquérir une certaine connaissance, et l’on n’est jamais assuré de déduire de l’examen des décisions anciennes la solution que donnera le juge à un cas identique et nouveau, car la justice est gouvernée par l'incertitude d’une loi qui n’existe pas; «la révéler, c’est en vérité la créer, et les juges qui ne se donnent que pour les interprètes de la loi en sont réellement les législateurs ».1

Et ils font œuvre en effet de législateurs; sous le prétexte de réformer un jugement trop ancienne et de l'adapter à des circonstances actuelles, ils forgent une sentence nouvelle, et cela est nécessaire, disait Blackstone « dans le cas où la décision antérieure est contraire à la loi divine. »

Les préceptes de la raison et la volonté divine sont encore deux autres sources de la loi commune, c’està-dire deux autres causes d'incertitude.

Et l’on est bien obligé d'admettre que dans un tel système, ce sont les magistrats qui édictent la loi. Les partisans de la loi commune disent que les juges se bornent à la déclarer, mais avec beaucoup de raison, Bentham leur fait observer qu'entre déclarer. une loi et la faire, il n’y a de différence que dans le mot.

Toutes ces dispositions sont atteintes d’un grave défaut : ce sont des décisions de circonstances édictées pour un cas particulier, et qui n’offrent jamais

cette garantie d’une loi dépourvue de considérations

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