‹ Bentham CriminalisteChapitre 58 sur 67 · Bentham, Législ civ. et pén · texte numérisé non relu

Bentham, Législ civ. et pén

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personnelles qui, ne visant que l'avenir en assure la sécurité.

Pour remédier à tous ces inconvénients, il faut instituer des lois écrites, les réunir en un code général qui respectera et sanctionnera l'intérêt universel, qui embrassera l’étude de toutes les obligations auxquelles l'individu pourra être soumis, et qui sera rédigé d’une façon telle et si claire, que par sa seule lecture la loi pourra être connue.

Enfin, chaque loi sera accompagnée d’un commentaire qui sera sa justification. Le plus grand bonheur du plus grand nombre dirigera toujours les efforts du législateur. IL est impossible évidemment d'établir une parfaite égalité qui ne serait qu’une immense injustice ; on ne peut conférer à tous les individus les mêmes avantages d’une façon absolue, et si la loi pénale est nécessaire, c’est parce qu’on ne peut pas obtenir d’une autre manière le respect des lois; les sanctions pénales sont en quelque sorte « la dépense faite par la société pour se procurer la sûreté générale».

Mais le Code Pénal ne doit pas être rédigé isolément ; il ne peut être séparé du Code civil qui crée des droits et des obligations que la loi pénale sanctionne et auxquelles elle confère par conséquent une réalité; les lois de procédure et d’organisation judiciaire y seront insérés.

Beaucoup de nations ont des codes, remarquait Bentham, mais aucune ne possède un code intégral. Quant à l'Angleterre, elle n’avait pas de code, mais

pouvait aisément rassembler tous les matériaux indis-

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