LOUE
Des peines y sont édictées, réprimant des faits nuisibles à la collectivité, non par haine du délinquant, non par esprit devengeance pour Le mal qu’ila commis, mais, comme le désirait Bentham, pour que le coupable ne récidive pas et pour que l’exemple de la peine infligée suffise pour étouffer le crime dans l'esprit de ses disciples.
Le délit est réprimé, non point seulement d’après
\ la gravité morale du fait considéré abstraitement, . mais selon les-dangers auxquels il expose la société. ei.
Le droit de punir est depuis longtemps universellement accordé à l’Etat; c’est une vérité qui paraît aujourd’hui si simple et si naturelle que toute discus-: sion à ce sujet, semble inutile et superflue. Dans un domaine purement spéculatif des controverses peuvent toujours subsister, mais la nécessité de se défendre pour vivré a causé le triomphe des doctrines utilitaires.
Nul aujourd’hui ne conteste à l'Etat Le droit d’user
‘ de la force contre ceux qui troublent sa tranquillité, et si l'emploi de la force nous paraît légitime et justifié,c’est parcequ’<en donnant «aux hommes la paix
“et la sécurité, elle leur permet de poursuivre leurs da aspirations et de réaliser leur idéal. »!
Plus de cent ans se sont écoulés depuis la promul: gation du Code pénal; les temps y ont apporté quelques modifications seulement, mais dansson ensemble, tel qu'il fut écrit, il subsiste encore, et sa durée est la
meilleure preuve de sa valeur.