‹ Bentham CriminalisteChapitre 64 sur 67 · Hofidingxop. ei · texte numérisé non relu

Hofidingxop. ei

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La Révolution a emprunté à Bentham sa théorie de l’individualisation des peines. «Le fils innocent du plus grand coupable, écrivait-il, doit jouir de la même sécurité que n'importe quel autre citoyen. »!

Autrefois, la famille d’un criminel était l’objet du mépris général ; Bentham constatait avec satisfaction qu’à son époque, cette profonde antipathie commençait à s’atténuer. .

On a encore mieux compris dans la suite des temps que c’est non seulement une injustice, mais aussi une cruauté que de rendre toute une famille solidaire de la faute commise par l’un de ses membres.

Il serait odieux pour cela de la plonger dans l'opprobre et dans la misère, et il serait inhumain de vouloir frapper des innocents.

Et pour ces raisons, Bentham bannit toute peine qui, même indirectement, pourrait atteindre la famille du coupable; il esf l’adversaire de la confiscation qui ne se maintenait que grâce à la théorie de la corruption du sang, préjugé ridicule qui prouve l’incompréhension de ceux qui osent soutenir de semblables sophismes.

Bentham était avant tout animé du désir d’accorder à la victime du délit qui souffre d’un mal injuste et immérité, la réparation du préjudice qu’elle subit, Trop souvent les coupables sont des gens sans aveu et sans solvabilité; la victime souffre alors d’une perte irréparable. Un hasard aveugle l’a désignée pour être sacrifiée; le sort aurait pu s’abattre sur

tout autre que sur elle.

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