Bentham. Déont
&. Bentham, Légisi, civ. ei pén,
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d’établir des sanctions pour ceux qui l'ont un instant méconnu.
Car si tout homme agit en vue de son intérêt, il ne faut pas en conclure qu’il voit toujours exactement quel est son intérêt. Il est des hommes qui calculent mal; les sanctions sont établies pour redresser leur jugement et corriger leurs erreurs.
« D'après Le principe de l’utilité, le plus abominable plaisir que le plus vil des malfaiteurs ait jamais retiré de son crime ne devrait pas être réprouvé s’il demeurait seul ; le fait est qu’il ne demeure jamais seul mais qu’il est nécessairement suivi d’une telle quantité de peine ou, ce qui revient au même, d’une telle chance d’une certaine quantité depeine, que le plaisir,en comparaison, est comme rien. »! Et le redressement de ces erreurs par l’application des sanctions, qui serviront en même temps de protection à la communauté, est l’œuvre du législateur qui dans sa tâche est guidé par les mêmes principes que le moraliste.
Tous deux se proposent le même but : élever le bonheur à son maximum. Le principe de l'utilité est le centre de la législation, comme ïl est celui de la morale, et aussi exclusif en législation qu’en morale, Bentham bannit tout autre principe.
«Tout ce qui n’est pas utilité, n’est pas raison ».?
Loi naturelle, droit naturel, voilà deux métaphores dénuées de sens : loi rationnelle, est un terme aussi insensé.