‹ Bentham CriminalisteChapitre 9 sur 67 · Idem · texte numérisé non relu

Idem

PRESSAT 2

NUS Da

«Les plaisirs et les peines, voilà ce qui m'intéresse»?

Le droit éternel, la justice, la loi obligatoire antérieure à la volonté du législateur sont autant de fantaisies de l'esprit humain; à la loi naturelle, cette loi qui existe depuis l'éternité et qui n’est écrite nulle part, Bentham substitue la loi artificielle, œuvre du législateur, création de l’homme.

La soumission de l’homme à la loi, doit lui procurer le bonheur; mais nous verrons bientôt que le bonheur que de bonnes lois peuvent assurer à la société, n’est que celui que produit la sécurité.

Bentham a voulu prendre comme base de Ja législation et de la morale Le principe del’utilité. L'influence du sentiment est nulle à ses yeux; c’est la raison qui dicte et qui commande.

Et cependant on remarque, que le plus souvent, dans le cours de l'existence, aussi bien qu’à l’origine de la vie consciente, c’est l’instinct et le sentiment qui nous guident; ils inspirent nos décisions, ils nous obligent enfin à porter un jugement sur tous les actes dont nous sommes les témoins. Or, toute appréciation d’actes suppose un sujet capable d’éprouver du plaisir et de la douleur, et l'individu estime l’ac-

-tion bonne ou mauvaise, d’après le retentissement qu’elle a dans sa vie.

Sa sentence pourra différer suivant que «le sentiment de plaisir ou de douleur sera déterminé uni-

quement par l’état particulier du moment, où par

Page 1