‹ Benvenuto Cellini drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 30 sur 73 · BENVENUTO, SCOZZONE · texte numérisé non relu

BENVENUTO, SCOZZONE

Btxvxxuro , arec impatience.

C’est toi, Scozzune? que veux-tu ? d'où vieus-ta?

SCOZZONE

Je viens de chez madame d’Eiampes, Benvenuto.

■amusent».

Ah ! j’en arrive aussi, moi... Je l’ai bien arrangée, ta duchesse ! Mais que viens-tu faire ici ?

scozzoNE, montrant les premières lignes qu'il ébauche.

Qu'est-ce que vous allez taire ià, vous r

bkkvkmcto. toujours modelant.

C’est uno esquisse de mûri lieüe. Après? No savais-tu pas que je faisais une llebé ?

scozzüne, poussant bruyamment un tabouret et venant s'asseoir aux pied* i/e B- nvenuto.

C’est jusle, mais vous disiez que ce l>pe introuvable, vont le cherchiez toujours.il parait que vous l'avez entiii trouve C’est à merveille! Je vou9 en félicite. Ilie», selon vous, d’assez suave, d'assez frais, d'assez pur, au monde, n'appruch«itdecesouge do vos nuits et de vos ju .*?.

benvenuto, avec impatience.

0 mon Dieu 1 mon Dieu ! mon Dieu 1

fcmxovB.

Quant à moi, il était bien eut ndu que je n’avais ni la grâce, ni ta jeûneuse qu’il faltail. Cest tout sinipla t On n’est pas artiste et grand ar isie jiour prendre ce qu’on a si près, à soi suus la main. On s’inquiète, ou va, un tait des invocations, d* s vers, que tais-je! Si bien qc’un jour Hcbé <ippa»aTt, nous uno forme humaine, à son a loial«-ur, il daigne venir p.-wr cllr-tnèiiii*, comptais.inte et suuiiante ta.ain lui. Ah! je suis impatienta de la voir, cette sublime déesse ! J 'ai bien ta droit d'étre curieuse, — ■ moi qui no suis qu'une femme.

• La nriim singularité d'un grand comédien qui voit en même temps an babils et rapide sculpteur comme M llélingue, ci qui puisse réellement improviser une lUluHIrrn un quart d'heure, ne don pas uns d iule se retrouver d’ici à longtraip* sur les Iheàlrea des départi nient* ei de Paria. àU'tla seine n’.n est p«t :noms fostible et facile. Seul* ment, an lieu de Constmi 9 à mesure I » statue, aur une .impie a> matur dt bois, I an* ur dégagera, avi-e lébaurlioir, d’nne ma.se d'erpile, une siat<* to»t* faite ea de- sou*, et à laquelle on aura donne U couleur de la terre,— la suive mêm* da M. Hlélingue, si Pua veut, — car on s’oC'-upe d- mouler cette élégante •t graciai** Ogurine. D'ailleurs, tt y a partout des plaire* de l'Hebé.

BENVENUTO CELUNI.

ASCSNIO.

Oh ! ce n’ett rien pour tous, oda 1 Vous avez tout pouvoir ! Vous Cl*s bii'n hou rem. vous ! Vous fort z au roi deux ou trois Coupes oi qoa'ro ou ( inq va*.es d«* phis, voilà tout. Ou bien vous n'i.vezqu i accomplir cul ardent d«'nr du v a Majesté, et à fondre h Paris même une de vn« stat u s Ku voyez au roi votre Jupit r coulé en bronze, sous vos ordres, p«r d«*$ ouvriers français, et, pour tout pr.r, demande/ lui cetto jeune fille. 11 ne serait pas François 1" s’il vous la refusait!

6EVVKM.TO.

€*esl une idée, cela! Mais clic, Ascanîu, m’aimera-t-cllo ?

ASC A MO.

Si elle vous aimera (A p’trt, regardant l'ébauche de Benrenuln ) C’est singulier! Comme on a bien raison de dire que l’on voit partout l’iuag» adore-! D; ces lignes encore vagues, j’imag m-rais pro.*qup qu'il se dégage uneai'.iiu le. un« ressemblance... Oh ! je suis fou! {Haut.) S« elle roui aimeia, B -nvetmio! Comm* ni no vous aimer.iitt'lf* pas! KJIe vous aimera h cause do Vous, d'abord, et puis h cause d'» Me-môme, parce que vous >eu-z la glorieuse preuve de sa beauté, prrre q CpIIo bc verra rn«nprise. adorée, immortalisée par vous. ( D'uns voix de plus eu pin * ahcrée, tandis qu'il tu U des yeux les progrès de la statue.) I) ailleurs, si vo is avez dit: Joie veux ! — chaque fois que Vues avez prooonré ce mot, vous savez bien que vous avez toujours réussi. iA<ec cff>»rt., Kde sn-a k voua, niattrol (J part.) tlh! c‘»#l vraiment étrang- 1 (f/au t.' Kicuat ino*, mal ire; vous voue Souvenez, quand j’étais petit, je voulais tout de suite savoir la fin des contes. Maître, do giàce, lo nom de celle que vous aimez?

BEXVEKl'lO.

Son nom Y Eh bien ! c'est...

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