GAVARNI
émule ingénieuse de Boccace^ dont le cœur était pourtant blessé du double aiguillon divin de la beauté de Platon et de l'amour du Christ. De Saint-Sauveur, j'allai seul à Gavarni; j'admirai les douze cascades de ce célèbre cirque, et je montai h \d. Brèche de lioland, jusqu'à la base du cylindre du Marboré, où l'Arioste a^ dit-on, placé le palais de l'enchanteur Merlin. L'esprit du vieux barde me visita sur ce sommet neigeux, et je chantai Roland. M. de Vigny avait reproduit la tradition franque, je voulus reproduire la légende ibère ; et tout en rendant hommage au paladin, je célébrai son vainqueur, le chef des bercails pyrénéens.