ROLAND
Ballade aux ailes d'or, hymne an vol triomphal. Vers l'antique Toulouse oii vit mon cher Timbal,
Descends comme un oiseau d'Asie, Pose-toi sur sa tour, salue à son réveil Son doux maître, et, battant des ailes au soleil,
Chante, chante, ô ma poésie!
Ami, voyez, là-bas à l'horizon, voyez
Ces monts d'azur, de neicfe et de splendeur noyés !
Leur incommensurable arête Semble un mur colossal du siècle des géants. Dont les pieds sont battus par les deux océans,
Dont la foudre a rongé la crête !
C'est Charlemagne, ami, Roland le paladin. Qui dentela ces monts et de ce vaste Eden
Ebrécha les grandes murailles.
Qui sculpta Canigou, Marboré, Moradal, Faisant, en longs éclairs, tournoyer Duraiidal
Dans ses gigantesques batailles.