‹ Béranger et Lamennais, correspondance, entretiens et souvenirsChapitre 9 sur 119 · LETTRE DE M. LEBRUN · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. LEBRUN

bats. Un article avail paru sur le même sujets et je n'ai pas vu d'ailleurs que M. Villemain jugeât facile de vous introduire, comme rédacteur, dans ce journal où toutes les places, dit-il, sont occupées, et qui a déjà plus de rédacteurs littéraires que le moment où nous sommes ne lui permet d'en employer. Le Courrier ne dit pas un mot de littérature et croirait compromettre sa sévérité. Je me suis donc adressé au Temps, mais je n'ai point encore reçu la réponse de M. Coste, et je suis si chargé d'affaires qu'il m'a été impossible de l'aller chercher. Je l'attends d'un moment à l'autre et vous l'enverrai de suite afin que nous sachions si vous devez continuer ou interrompre votre travail sur les Feuilles d'Automne. J'en ai trouvé le premier article très bien. On y reconnaît un homme qui sent vivement et profondément la poésie; vous la jugez comme vous la faites. J'ai regret, Monsieurj de vous seconder si mal; ne vous en prenez pas du moins à mon désir. Je suis très impatient de vous montrer autrement qu'en paroles toute l'estime que vous m'avez inspirée et tout ce qu'a de pouvoir sur moi l'intérêt que vous porte M. Béranger. Agréez, je vous prie, mes compliments empressés.

« Je rouvre ce billet que je n'ai pu vous envoyer hier faute de me rappeler votre adresse. M. Béranger me Ta donnée. Je reçois ce matin la réponse de M. Coste et votre article. Un article sur le même sujet a été publié le 7 de ce mois dans le Temps. Nous venons trop tard, et nous sommes devancés partout. M. Coste m'écrit que si vous voulez vous exercer sur quelque autre publication, il est tout disposé à vous donner place dans ses colonnes. »

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