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Aussi sur sa sombre ypie
Dieu m'envoie Pour charmer son deuil cruel.
Et je chante à sa souffrance
L'espérance Assise au seuil d'or du ciel.
Je chante, et l'àme exilée,
Consolée, Se pose enfin, ramier pur, Sur les tourelles brillantes,
Flamboyantes, Des cieux aux créneaux d'azur.
— 0 merveille ! ô doux génie
D'harmonie, Barde ailé, chéri de Dieu, Pars donc, car toujours quelque âme
Te réclame, Triste du suprême adieu !
« Cette ballade, dit Béranger, est fondée sur la disparition du rossignol. L'ignorance des lieux où il se retire a donné lieu à diverses croyances rustiques. — Dans quelques provinces de France, repris-je, les paysans prétendent que dans les temps froids il se transforme en rouge-gorge. Le chanteur pyrénéen suppose qu'il accompagne les âmes fugitives sur les vents d'automne, et qu'il les attend dans une étoile placée dans l'infini sur le chemin du ciel. — L'idée est ingénieuse, ajouta-t-il, et la ballade est touchante, avec un reflet oriental. — En voici une autre, continuai -je, dont le caractère est plus albigeois : elle est fondée sur la transmigration des âmes, croyance antique dont on retrouve encore des vestiges dans le Midi : l'héroïne est une beauté métamorphosée en colombe, et l'aventure est
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ittribuée -ni comte Phébus, qui se trouve le héros et le tarrain de chants évidemment plus anciens que lui. Je ",ii dédiée à M. Sainte-Beuve :
LA CHASSE M' COMTE Fil K BIS.