‹ Béranger et LamennaisChapitre 22 sur 76 · I . «on divin loleil · texte numérisé non relu

I . «on divin loleil

» Puis un soir, u 1"'

Me trouva i us lafî rêf :

« Vi< rge, dit-elle, il « il m» menrt d'amour secret!

« — il las! a dis-je. Et l'infidèle

Ifoa an.- • mon amour.

Et tu r

Pour moi brillante et ravi.',

Moi ton Luiih nvie

mis .pi,

îr il..- lune d M id l'ii. Lu-, iut ta m an

Tu lAélirais m i I. iut.' !

Moi, j'écoutais tes ballades.

Nos âmes d'amour malades Soupiraient! L'hymne au doux son Se tut ! Et ta lèvre errante Cherche ma lèvre mourante!

Et la harpe murmurante Roule, hélas, sur le gazon !

« Phcebé d'un nuage sombre

Voila son front virginal !

Puis, tu t'enfuis comme une ombre

Sous le rayon matinal.

Tu partis, et délaissée,

Triste et plaintive et blessée,

Je mourus en t'adorant.

Dieu, clément pour qui succombe,

M'arrache, hélas ! de la tombe,

Et me transforme en colombe,

Oiseau toujours soupirant.

« Je vivais dans ce bocage Avec ton doux souvenir, Avec ta céleste image, Disant : Il va revenir !

Après un long mois d'attente, J'entends ta meute éclatante, Et ton cor tendre et vainqueur, Dans sa fanfare plaintive, Aux vents du soir fugitive, Perce une douleur furtive, Palpite un sanglot du cœur.

« J'ai dit : « Phébus m'aime encore, « Je sens son secret tourment! »

Et mon âme qui t'implore Pousse un long gémissement.

Ton âme l'a reconnue, Et palpitante est venue, Comme une sœur vers sa sœur.

M COMTE PHEBIS. 05

L'oiseau gui m'a tant aimée

Il - ii>it dam la r.ui)

Et DM dépose al.tr

Entre tes bras, ô douceur!

« 0 charme! 6 transport oéleste '

î ton baiseTj j'ai soudain Repris ma beauté funeste, Triste objet de ton dédain.

• moi .' cette qoi t'adore!

Vas-ta donc me fuir encore?

O mon PhébuSj j'en mourrais!

Grâce, plus il"in rratitude !

me mon Inquiétude .'

: œUfl SOlitlld !

Aimons-nous dattfl ces forêts ! »

Elle dit, se tait, palpit Kt 1.' chasseur éperdn, \ Isie précipitej

Pleurant, Insensé, perdu!

m l douce bien-aimée L'entraîna iooi la ramée; r.t l'on n'onll khm lea I

plaintes immorteUet inalent les tonrtereU i iqne L'amour met leura ail i an ooaun am

Or, les chasseurs, aux Balenquea Rentraient : « Phébua aux y. u bleue, 1 cnt-ils, v-ts Radalenquei Trouve an u- i l » i • * r fabuleux ! i t-celi ail I i K Orianel

Ou la •!.'•. ■>-.• I)ian.'

* Ou

! d'un boii >\''ï que bi l'u bail] ige d sa De l'ii.i-

fiO CLAIR DE LUNE.

Béranger écoutait attentivement. Quand j'eus fini, il pencha la tête de côté, selon son habitude, et clignant de l'œil d'un air narquois : « Gela, dit-il, existe-t-il réellement dans votre langue? — La légende existe, répondisse, mais le rhythme m'appartient, je l'ai traduite en français; c'est une mosaïque de poésie. — Quoi qu^il en soit, reprit-il, cela vit, cela soupire et palpite comme la colombe qui en est l'héroïne : c'est charmant, plein de mélancolie, et la dernière strophe est un rubis arabe. Si vous complétez votre romancero, vous serez comme un Burns mystique et mauresque des Pyrénées. Mais, dites -moi, parmi ces débris du monde poétique du Midi, ne trouvez-vous pas des choses plus fortes, des souvenirs guerriers ou tragiques? — Il en existe, mais jusqu'ici je n'ai pu les rendre, je n'ai que la corde gracieuse et plaintive; je les réserve pour mes histoires. — En cherchant l'histoire, vous avez trouvé la poésie. Mais vous êtes plus jeune que votre âge. Vous arriverez tard à la virilité poétique. Vous n'avez que les cordes juvéniles; le temps donnera, j'espère, à votre luth les fibres mâles, les nerfs d'airain.»

Il faisait un clair de lune superbe. Béranger, qui se promenait volontiers le soir, m'accompagna sur le quai jusqu'aux Champs-Elysées, car j'allais coucher à Paris. Il fut cette fois singulièrement cordial et paternel. Ce fut un des plus heureux jours de ma triste jeunesse; il me fit oublier mes malheurs récents; et sur un tel oracle, je m'endormis, on le pense bien, dans le songe enivrant que je serais le Burns des Pyrénées. Béranger, s'il était sincère, comme je le crois, ne pouvait être plus mauvais prophète.

M. de Lamennais rompt avec la papauté. — Il entre dani la politique par tel /'"' >Jfi tftm ('rn>/«„f. — Bélanger s'éloigne de plus .mi plus de la politique et du monde et m relire à Fontainebleau.

Uanvi.T 18-13 - Juillet 1835.)

\u mois de septembre, nous revînmes à llelievue, où, pâtre des Pyrénées, j'eus pour ponoierge une 611c

de I.oiii- \\. Mais llelle\ m-, délicieux en été, Btj glacial en automne, et mortel aux poitrines délicates. Nous rentrâmes précipitamment dans Paris, où la mère

de mon cleve, t< nichée du vent du nord, s'alita pour

tout |1ùver. Ji dus, à cette circonstance l«' bonheur de vuir un personnage sur le pompte duquel je n'étais pas d'accord avec Béranger, lai France ofl préconise |rop l,i i. «ire, le génie, la gloire; on sa woque de la vertu*

o!) Q0| Mlle la : ci ^t un p'U de nun (i>;tn> t I

«•'.•t, Hf. \r il- sais comment, un <l. s torts i\^

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