‹ Béranger et LamennaisChapitre 38 sur 76 · DÉRANGER · texte numérisé non relu

DÉRANGER

"Tours, 23 juillet 1837. »

Cette admirable lettre respire une fleur de courtoisie,

il l il ui vi Dl m -'.i • 116

un parfum de respect, rare dans la bourbe et sous la plume de Béranger. L'hommage que I*' poète épicurien rendait habituellement aui foaamea, était plutôt empreint d« raixui philosophique, avec une pointe de volupté LTuvclriis,., que de délicatesse chevaleresque, lue honnête femme n'était gù< - yeux qu'un honnête

homme, selon le monde. Béranger dotait prochainement bc rendre auprès «le sa vieille tante paternelle à Péronne< il effectua et' voyage vera la mi-août . où je le \i- a Paris comme je partais moi-même pour les Devenu tua l'avions engagé à prendre par la Charnue el a s'arrêter quelques benrei à ><//?>•->■ Quelle réunion charmante eût produit <lans ce lieti -te !.i rencontre de Béranger et de .M. de Lamennais. i..' château de Frescu, ou de Sans-Smei. dominait, du haut d'une colline crayeuse, le bassin verdoyant de et lei pi unes blanchàtrea qui l'entourent, arides a la foia et marécageuses) mais revêtues par eapai • im-ip ilcinent dana le- fonds, de laudes et de bois, champenois offrit peu d'attraits, M. de Lamennais aimail a se promenerj tous les jouis, s le déjeuner, il faisait un tour dans le partie S\vec oque noire et - ne robe bmne chamarrée ne rottgej on eût pria ce petit vieillard décharné pour un il descendant de Merlin, l'enchanteur lu «- (un. nu l'époui de quelque fée armoricaine. Toute aorte lut lui allait m. il : 1 1 taille manquait a la dignité du i la majesté de la gloire, il 'tait encinquante-cinq ans, d'une extrême vivacité : il allait dana sa mm lie comme dana -a lo-iqne, tète i nV\ uit lui : c'était comme une course au clocher.

Page 1