LE PRINCE DE NAVARE
Ce Mathurin, tout sabotier qu'il fût, ne manquait pas évidemment d'un certain esprit et de beaucoup d'adresse , puisqu'il put convaincre et maintenir dans leur conviction ces bonnes et chevaleresques personnes, dont il vivait.
La satire est ingénieuse. N'y a-t-il pas dans les
exercices du polygone un certain tir s'appelant à
ricochets? Le boulet, pointé bas, se relève et frappe
haut ensuite,
Sache que plus d'un conquérant Se voit arracher la victoire Par un général ignorant.
Ces trois vers, à l'aide d'une équation assez simple, donnent la formule suivante : De deux sots bataillant , le plus sot fait de l'autre un grand homme.
Béranger, dans ses Mémoires, parle d'un autre prétendant, d'un M. de Vernon, retiré vers 1804 en Bretagne. L'histoire en est curieuse; et, fausse même, donnerait à penser sur les généalogies.