‹ Béranger et ses chansonsChapitre 122 sur 269 · LES ÉTOILES QUI FILENT · texte numérisé non relu

LES ÉTOILES QUI FILENT

J'avais un ami d'enfance , Alexis Brunel , mort en 1849 , membre de l'Assemblée constituante. Lorsqu'il était à la tribune, l'esprit, disait- on, coulait de lui en quelque sorte comme l'eau d'une fontaine. Il ne cessera de me manquer. Ses entretiens avaient pour moi un charme que ceux de Béranger n'ont pu me faire oublier. Pour qui connut ce dernier c'est beaucoup dire, et ce n'est pas dire assez peut-être pour

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qui connut l'autre. Nous lisions ensemble et commentions sans fin Horace, les fables et les chansons. Il aimait beaucoup, et plus que moi , celle des étoiles.

Béranger s'était particulièrement occupé de poésie pastorale. Cette idée du Berger et des étoiles, devait lui fournir une idylle. Il en fit ensuite une chanson, quand il eut adopté exclusivement ce dernier genre. Bien d'autres sujets passèrent ainsi au service de sa muse nouvelle.

Le très- grand seigneur nouveau-né était le fils du duc de Berry. Dans le couplet suivant , il s'agit de M. de Gazes.

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