‹ Béranger et ses chansonsChapitre 123 sur 269 · L'ENRHUMÉ · texte numérisé non relu

L'ENRHUMÉ

Panard a traité le même sujet. S'il l'a fourni à Béranger, ce ne serait sa pire œuvre et l'emprunt aurait son excuse. Malherbe avait bien dit, avant la fable du Lion et du Moucheron :

Va-t'en à la malheure, excrément de la terre!

V Enrhumé eut un grand succès, au Palais surtout, et le dut en partie à ce qui n'y était pas, au sous-entendu représenté par les deux lignes de points, laissés d'abord dans le sixième couplet. L'imprimeur, elfrayé des vers qui se trouvaient là , en demanda la suppression. Béranger, assez peu convaincu de leur valeur, y consentit volontiers, s'en fiant au public pour les supposer meilleurs qu'ils n'étaient en elTet. L'avocat

général, M. de Marchangy, chargé de soutenir l'accusation, fit comme le public ; il vit de terribles choses dans cette lacune. De là les efforts les plus plaisants et, il faut le dire , les moins chrétiens pour l'interpréter et le tourner à crime.

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