LA SYLPHIDE
Le second couplet surtout rappelle, sans leur être inférieur, la Petite Fée et Colibri , laisse loin la prose traînante de Marmontel , chez lequel il est question aussi de sylphide. Ce conte pourrait donner quelque plaisir, n'était la fadeur dont il est comme saupoudré : il y a bien un certain mérite à le lire jusqu'au bout.
La Raison , à qui Béranger en veut encore ici , nie
bien des choses en effet et y perd sa peine. Kst-il âge ou sexe à ne rêver plus ou moins?
Quel esprit ne bat la campagne!
Chateaubriand, même vieux, ne conte-t-il pas, et d'une façon peu concise plutôt que piquante , tout ce qu'il voyait au bel âge ! On était fort engoué , il y a une trentaine d'années, des kaléidoscopes. C'étaient de gros étuis de carton doré , au bout desquels , entre deux verres, se mettait une pincée d'oripeaux, de paillettes et de tout ce qui avait quelque éclat. Ces mille riens, en se tournant, mêlant, combinant à l'infini , amusaient pendant des heures et faisaient apercevoir des merveilles. Le Bon Dieu a donné de ces gros étuis à chacun de nous. Perrette, en revenant du marché, tourna tant et tant le sien qu'elle y vit
Veau, vache, cochon, couvée,
et finit par le casser en sautant. Nous finissons tous par là.