MO BÉ RANGER
Quel mot, quand on le sait comprendre!... le rosaire! on en rit, comme d'un jouet à amuser les enfants. Et pourtant le touche-t-on sans qu'une certaine idée s'empare de l'âme aussitôt ! idée que ne donnent, hélas !
Ni les cristaux , ni les colonnes.
En montant au Vésuve, les voyageurs se voient suivis d'un homme, porteur de quelques flacons. Mais ils viennent d'accepter le lacryma de l'ermite, de dîner peut-être : la brise du golfe d'ailleurs, si c'est le soir, rafraîchit l'air et rend aux membres toute leur vigueur : l'homme donc est invité à ne pas se déranger et prévenu qu'on ne pourra toucher à son gros vin. Il persiste : on rit de son obstination et de cette ascension en pure perte. Puis, parvenu avec tant d'efforts au sommet, on paierait au poids de l'or ce vin. tant dédaigné tout à l'heure. On le saisit, tremblant de besoin, le corps brisé, le palais en feu; et, seul, il peut alors relever les forces épuisées.