‹ Béranger et ses chansonsChapitre 30 sur 269 · LA MUSIQUE · texte numérisé non relu

LA MUSIQUE

(( Quoi donc ! lui disais-je un jour à propos de cette chanson ; en voudriez-vous à la musique et à qui l'aime en effet? — Non pas en vérité, répondit-il ; mais à tant de prétendus connaisseurs et d'amateurs ridicules. » Le nombre en est grand en effet. Après avoir suivi pendant cinq ou six ans le Conservatoire , on sait de reste que tous les auditeurs n'y sont pas pour écouter.

Béranger y alla une fois, et, à son regret, trouva tout médiocre, même mauvais, sauf la symphonie par laquelle on termina : c'était la Pastorale. Elle lui fit une grande impression.

L'opéra lui plaisait peu; il en disait comme Casti:

Chacun admire et chacun applaudit,

Mais sans savoir ce qu'on chante ou qu'on dit.

Il n'aimait guère que les psaumes des maîtres Italiens

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et les chants d'église. Quant aux instruments, il préférait l'orgue et le violoncelle. D'ailleurs se passant assez volontiers de cette sorte de plaisir, moins recherché en général des penseurs et des faiseurs de vers ; et il était l'un et l'autre.

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