‹ Béranger et ses chansonsChapitre 85 sur 269 · LA COCARDE BLANCHE · texte numérisé non relu

LA COCARDE BLANCHE

Beaucoup de gens , haut placés à la cour de cette époque, se iréunirent plusieurs fois et fêtèrent, le verre en main , l'anniversaire de la reddition de Paris. Béranger leur offrit, pour le dessert, ces couplets, ne pouvant valoir aujourd'hui ce qu'ils valaient alors.

Le dernier fut seul incriminé, comme renfermant une injure à la personne du roi. Il était difficile, on en conviendra, d'injurier d'une façon, sinon moins cruelle, du moins plus discrète.

Elle fut chantée pour la première fois devant des juges qui semblaient compétents, entre autres MM. Andrieux et Scribe. Tous deux s'inquiétèrent fort du refrain et du ton des premiers vers. Andrieux même laissa voir son mécontentement, et ce ne fut qu'au troisième couplet que l'intention de l'auteur se comprit nettement. Après cela craignez donc d'être trop clair, et comptez sur l'esprit de tout le monde!

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