PRÉFACE. IX
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phiques, religieuses, politiques, comme j'aurais pu le faire, s'il s'était agi d'un auteur du siècle dernier.
Je n'ai rien inventé, je n'ai tourmenté aucun texte, afin de lui faire dire plus ou moins qu'il ne disait. Je n'ai pas même interprété : j'ai cité et j'ai prouvé, laissant la parole au chansonnier lui* même.
Il y a évidemment des poètes aussi grands, et même, en un sens, plus grands que Béranger; mais il n'y a pas eu, de nos jours, un homme dont la vie ait été plus pure, la conduite plus désintéressée^ le dévouement à la Patrie et à la Révolution plus complet.
On l'accusait d'avoir sacrifié la liberté à V égalité: j'ai démontré qu'il avait toujours prêché la liberté dans r égalité, qu'il les avait fondues ensemble dans une magnifique synthèse ayant nom fraternité.
On l'avait accusé d'être un habile égoïste : j'ai démontré que ce prétendu mélange d'égoïsme et d'habileté n'existait que dans l'imagination de ses détracteurs.
Le caractère est plus rare que le talent, il est plus rare que le génie, et j'ai démontré que notre siècle avait eu le bonheur de produire un de ces nobles caractères dont la simplicité ajoute encore à la