‹ BercyChapitre 118 sur 133 · DES TERRAINS · texte numérisé non relu

DES TERRAINS

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Terres labourables. . . .

Vignes

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Jardins

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Marais

Pâtures

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Bois taillis

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Bois futaies

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Vergers etterrains plantés^

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Cours et bâtiments . . .|

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Arrêté à Bercy, le i5 septembre 1817.

Signé : Leclerc, contrôleur ; Constant, expert. Pour copie conforme :

Le Directeur des contributions.

1, Noies Vial et Capon. Bibliothèque Jacques Doucet.

Monographies des Communes annexées a Pans en 1860

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Lettre de M. Gallois, Maire de Bercy, relatant l'incendie des magasins devins, arrivé le 3i juillet 1820.

Au Rédacteur du Moniteur Universel

Mairie de Bercy, le 4 août 1820.

Monsieur,

Les divers journaux de Paris ont rapporté des détails plus ou moins vrais sur le triste événement qui plonge dans la désolation une grande partie des négociants de Bercy, et plus de mille commerçants étrangers à cette commune; présumant qu’un récit exact des faits pourrait intéresser le public, j’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien insérer cette lettre dans l’un de vos prochains numéros.

L’incendie a éclaté le 3i juillet à 4 heures 3 quarts du soir, dans l’un des magasins de M. Jacquet, faisant partie de l’entrepôt de M. Cabanis. Les progrès en ont été si rapides qu’en moins de dix minutes tout ce qui depuis a été consumé était déjà embrasé, soit par l’effet du vent, soit par toute autre cause ; le feu a paru en même temps sur plusieurs points assez éloignés l’un de l'autre. La pompe de Bercy a été conduite sur le lieu de l’incendie à l’instant même où il commençait ; on ne saurait trop donner d’éloges aux Sapeurs pompiers qui la dirigeaient.

Mais déjà les magasins de MM. Cabanis, Thory et fils, Tricot, Dollians, Damiron, Proust, Duchâtellier, Artault, et de Mme Vve Leveau étaient embrasés, et l’on se figurerait difficilement le spectacle horrible que présentait cette masse de flammes au milieu desquelles s’engloutissait la fortune de tant de particuliers.

A cinq heures et demie, plus de vingt pompes sont arrivées de Paris ; elles ont été suivies immédiatement de celles d’Alfort et de Charenton. Les seaux ont d’abord manqué ; mais bientôt il nous en est arrivé de tous les points de la capitale. Le service s’est fait avec tout le zèle et toute l’activité imaginables ; la courageuse audace des braves gens d’Alfort mérite d’être particulièrement citée.

Les deux gendarmeries de Paris et de la Seine, les 3e et 6e régiments de la Garde Royale, les légions du Bas-Rhin et du Nord, des gardes nationaux à pied et à cheval sont survenus successivement, et ont concouru de la manière la plus louable, soit à établir la police, soit à donner des secours; ils étaient animés par la présence et l’exemple de leurs chefs, ainsi que de MM. les officiers supérieurs de l’état-major et de la Garde. On a surtout de grandes obligations à M. Leroy,

commandant de la gendarmerie, qui, par les excellentes dispositions qu’il a prises, a des droits à toute notre reconnaissance.

A neuf heures on a été maître du feu, c’est-à-dire qu’on est parvenu à empêcher qu’il ne s’étendit à d’autres magasins; mais la flamme n’en dévorait pas moins sur toute l’étendue embrasée, les marchandises qui s’y trouvaient, et elle ne s’est éteinte qne dans la nuit suivante. Les pertes sont énormes, et difficiles à fixer d’une manière précise; on peut toutefois les évaluer à six millions.

Près de soixante mille pièces de vin, six barils d’huile et deux seuls barils d’eau-de-vie, ont été la proie des flammes. Déjà S. A. R. Monsieur a envoyé M. le duc de Maillé offrir, de sa part, des secours aux incendiés. Les Bourbons n’attendent pas qu’ori les sollicite; ils vont toujours au-devant des malheureux; les citoyens suivront sans doute un aussi auguste exemple, et l’on doit espérer que les souscriptions ouvertes chez les notaires, donneront une nouvelle preuve de la bienfaisante sollicitude des Français pour le malheur.

Je suis heureux d'avoir à démentir les bruits qu’on avait fait courir, et desquels il résultait que plusieurs personnes avaient péri. Nous n’avons à regretter la mort d’aucun individu; mais un grand nombre ont été blessés. On a déjà cité avec justice le dévouement qu’ont montré en cette occasion MM. Pichot, Ramoneau, Grignon, et autres docteurs ; leur honorable conduite est au-dessus de tout éloge.

M. le Préfet de police s’est rendu sur les lieux; il a mis à ma disposition tous les moyens qui étaient en son pouvoir. On a aussi remarqué M. Pasquier, administrateur des contributions indirectes.

Il serait beaucoup trop long de rapporter ici les traits de courage et de dévouement par lesquels se sont signalées presque toutes les personnes venues à notre secours ; j’en citerai seulement quelques-unes :

M. Ladame, employé, a sauvé Mme Cabanis, et s’est ensuite précipité de nouveau au milieu des flammes pour enlever des livres de commerce et des effets; la figure brûlée, atteint par une solive enflammée, couvert de blessures, il est néanmoins parvenu à s’échapper. Mais en rentrant chez lui il a trouvé son mobilier et celui de son épouse pillés; il ne lui restait pas même une chemise pour remplacer celle qu’on a été obligé de lui ôter par lambeaux. Affligeant contraste ! la même circonstance présente à la fois ce que l’humanité et le courage peuvent inspirer de plus généreux et tout ce que le crime et la lâcheté ont de plus atroce et de plus odieux.

M. George et un des commis de M. Cabanis ont été chercher, au milieu du bureau tout en feu, de ce dernier, ses livres et ses papiers.

Le sieur Bouvier, tonnelier, debout sur une cloison embrasée, et avec une intrépidité sans exemple, cherchait à abattre une toiture déjà presque détruite, lorsque cette même cloison s’est écroulée et l’a entrainé au milieu des flammes, d’où l’on a été assez heureux pour l’arracher vivant; il est grièvement blessé.

Un employé des douanes, le sieur Deganne, est monté sur le toit du bureau de M. Thory, d’où il a dirigé avec une audace incroyable l’action des pompes, qui ont empêché que ce bureau fut entièrement détruit.

Je voudrais pouvoir recommander à l’admiration publique et à la reconnaissance des citoyens de Bercy beaucoup d’autres personnes dignes également d’être citées.

Mais je ne puis oublier les employés de l’octroi, ceux de la navigation, les dérouleurs et autres ouvriers du port : la plupart sont blessés.

11 faut laisser à la justice le soin de chercher la cause de cet affreux événement; j’aime encore à penser qu’on ne doit pas l'attribuer à la malveillance.

Il me reste à parler de l’espèce de tentative qui a été faite hier dans la maison du sieur Rollet, et qu’on a de beaucoup trop exagérée.

Cette maison est située à l’autre extrémité de la commune, et n’est point le siège d’un entrepôt de vins; ainsi déjà il serait difficile en supposant, ce que je ne crois pas, je le répète, que le grand incendie fut le résultat de la malveillance, d’attribuer aux mêmes personnes l’événement d’hier.

Quant à ce dernier incendie, si l’on peut qualifier ainsi l'embrasement de quelques cerceaux placés dans la cour d’une maison où le feu ne pouvait se communiquer nulle part d’une manière alarmante, et qui a été éteint dans quelques minutes, je n’émettrai aucune opinion ; tout ce que je puis assurer, c’est que les personnes arrêtées ne l’ont été que parce qu’elles se trouvaient sans papiers; que l’individu désigné comme incendiaire, et qu’on prétendait avoir été remis entre les mains de la gendarmerie, n'a été reçu par aucun gendarme, que la blessure du pompier qui se serait débattu avec lui est extrêmement légère et, que je ne sais quel mystère inexplicable enveloppe cette affaire.

Au surplus, tous les négocians entreposeurs de Bercy, que j'ai réunis chez moi, sont résolus de couvrir leurs magasins en tuiles, et déjà les ouvriers y sont occupés, presque tous aussi se sont empressés de faire assurer leurs marchandises, de sorte que le commerce trouvera désormais dans ces établissemens toutes les sûretés désirables.

Recevez, etc.

Le Maire de Bercy, signé : Gallois >.

Ordonnance du Roi Louis XVIII concernant la reconstruction des Magasins de Bercy après l'incendie du 3i juillet 1820. ( 18 août 1820.)

Louis, par la Grâce de Dieu, etc.

Sur le compte qui nous a été rendu par notre Ministre Secrétaire d’État au département de l’Intérieur, de la pétition des habitans de la Commune de Bercy, tendant à obtenir la permission de reconstruire sur les mêmes emplacemens, les bâtiments détruits par l’incendie du 3i juillet dernier;

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