‹ BercyChapitre 14 sur 133 · Ibid., t. XI, p. iii · texte numérisé non relu

Ibid., t. XI, p. iii

monta jusqu’à 24 pieds. Hier matin elle n’étoit pas encore tout à fait à 20, mais elle augmenta dans la journée, et elle a encore augmenté cette nuit i.

En 180g, le domaine du Petit-Château appartenait à M. de Chabons, à celui-là même qui sera Maire de Bercy en 1814. Il en avait fait l’acquisition en vue d’y établir un entrepôt général des vins, dont il fît l’offre au gouvernement dans un long mémoire que nous analysons dans la partie de ce travail relative au commerce des vins. A l’appui de sa requête, le pétitionnaire avait joint un dessin intitulé : « Plan du parc et château du Petit-Bercy , appartenant à M. de Chabons. » 11 s’agit d’un immense quadrilatère borné au Nord par la rue de Bercy et au Sud par la Seine ; on n’y trouve pas, et il faut le regretter, les noms des propriétés le limitant à l’Ouest et à l’Est.

Ce domaine serait, selon nous, la première propriété de M. de La Croix bordant la rue de Bercy, ajoutée à celle de M. Orry, du côté de la rivière. Sur la rue de Bercy sont figurés des bâtiments, ainsi qu’une auberge dans une construction d’allure seigneuriale, sans doute l’ancienne maison de plaisance de M. de La Croix, avec une belle cour ovale et deux portails en demi-lune.

Le Petit-Château , d’après ce dessin, paraît être resté intact depuis Orry ; sa façade se développe dans le sens de la rivière et à 3o toises de la berge. On y voit la vaste cour d’honneur à laquelle on arrivait par la longue avenue dont nous avons parlé, s’ouvrant en une porte demi-circulaire sur la rue de Bercy, et qui, sur tous les plans successifs, s’est appelée : avenue du Petit-Château. Dans ce document, il n’est plus question de parc, tout est remplacé par de longs

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