Archives delà Seine. Lettre de ratification n° 665g
vres. Cette maison appartenait à M. Mégret de Sérilly, Trésorier général payeur des dépenses de la Guerre I.
En 1787, le fameux pavillon était toujours digne de figurer sur les guides comme une chose curieuse et intéressante :
A l’extrémité du parc de Bercy, du côté de la rivière, est un pavillon nommé le Pâté, bâti par M. Paris de Montmartel et remarquable par sa distribution ingénieuse 2.
Selon le livre de Watin, il était construit sur un emplacement plus bas que la rivière, et l’on ne pouvait y habiter pendant les crues de la Seine. Les cuisines, placées dans un étage souterrain, étaient inondées toute l’année 3.
Sur une requête au Conseil d’Etat, du 9 mai 1859, par laquelle les propriétaires des immeubles placés en bordure du quai de Bercy, dit rue du Port, revendiquent la propriété des berges situées au droit de leurs maisons, on voit que l’immeuble dénommé le Pâté de Bercy, construit sur le port, au n°7i , appartient à M. Leduc, demeurant à Paris, rue Mogador4.
Dans sa petite édition de 1860, M. Sabatier écrivait que le général Chanet et son gendre, M. Dutilloy, acquéreurs des dépendances du Pâté-Paris , les avaient revendues en 1814 au Gouvernement, pour l’établissement d’une caserne de cavalerie aménagée dans les anciennes orangeries. Convertis en magasins à fourrage, ces bâtiments redevinrent des casernes par la suite. Il ajoute que le pavillon lui-même, le fameux Pâté, était occupé en 1860 parM. Delaleu, commissionnaire en vins, habitant au coin de la rue Grange aux Merciers et du port 5.