‹ BercyChapitre 25 sur 133 · DE LOUIS XV LE ROY · texte numérisé non relu

DE LOUIS XV LE ROY

DÉFENSES EXPRESSES SONT FAITES DE BATIR DANS CETTE RUE HORS LA PRÉSENTE BORNE ET LIMITE AUX PEINES PORTÉES PAR LES DÉCLARATIONS DE SA MAJESTÉ DE I 724 ET I726.

Nous devons ajouter que, lors des travaux de la délimitation du faubourg Saint-Antoine, M. de Bercy demanda que ses domaines ne fussent pas incorporés à la ville de Paris ou à ses faubourgs, mais continuassent à appartenir à la paroisse de Conflans, ainsi que cela résultait de la délimitation de 1674. Dans un Mémoire qu’il adressa au roi en 1727, on lit la requête suivante :

Qu’en interprétant les articles 6 et 8 de la déclaration du Roi, du 18 juil-

i. Archives Nationales. Terrier des limites de la Ville et faubourgs de Paris, dressé en vertu des déclarations du Roi, des 18 juillet 1724 et 29 janvier 1726. Q1 iogg16ü. et Bibliothèque Nationale : Estampes. Atlas de Jean Beausire, t. 1. V° 46.

let 1724 et l’article 4 de celle du 29 janvier 1726, il soit ordonné que les bornes indiquées et plantées, en exécution de l’arrêt du Conseil du 28 avril 1674, qui existent encore en 1727, serviront de limites de séparation des maisons du faubourg Saint-Antoine, d’avec celles de la paroisse de Conflans, assises au delà de la rue Grange aux Merciers, et inhérentes au parc et mur d’enclos de la Seigneurie de Bercy, et, en conséquence que la dite rue de la Grange aux Merciers soit déclarée borner et séparer les maisons du faubourg Saint-Antoine et tous les emplacemens qui sont de la paroisse Sainte-Marguerite, d'avec les maisons et autres emplacemens qui sont au delà de la dite rue, tirant du côté de Conflans et de Charenton, en remontant la rivière de Seine, comme étant et faisant partie de la paroisse de Conflans. Et en outre que les numéros apposés contre les maisons inhérentes au parc de Bercy, tant le long du chemin de Paris à Charenton, à droite et à gauche du dit chemin, que dans le cours de la rue de la Grange aux Merciers, sur les maisons qui sont bâties dans le parc de Bercy à gauche en allant du dit chemin de Charenton à la rivière, seront rayez, biffez et annulez tant de dessus les dits murs et jambes boutisses des maisons que du recueil général des plans des maisons de la Ville et des fauxbourgs de Paris G

M. de Bercy invoquait, pour rester en dehors du faubourg parisien, des raisons seigneuriales relatives à l’exercice de la Justice sur ses terres, et aussi des raisons de paiement de cens basées sur l’unité de perception pour tous ses domaines. Sa requête fut envoyée aux Contrôleurs généraux des Finances, qui donnèrent, le 28 avril 1728, un avis fort confus, mais duquel il semble pourtant résulter que M. de Bercy obtint satisfaction : les emplacements des bornes-limites dont non venons de parler en sont d’ailleurs la preuve. Disons pourtant que le n° 5, gravé sur le pied droit de la porte du Pavillon des frères Pàris, dans la rue Grange aux Merciers, ne fut pas « rayé, biffé et annulé » comme l’avait demandé la requête, puisqu’il existe encore aujourd’hui.

L’arrêt du Conseil du 18 avril 1674, auquel M. de Bercy faisait allusion, relatif aux limites de l’enceinte de Paris, ordonnait qu’il serait planté des bornes ou tables de marbre noir, de deux pieds et demi de long, et de seize pouces de

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