‹ BercyChapitre 63 sur 133 · C’ÉTOIT LE PLUS GRAND ENNEMI · texte numérisé non relu

C’ÉTOIT LE PLUS GRAND ENNEMI

Qui désoloit la France entière:

1. Grand détail de toutes les réjouissances et cérémonies qui auront lieu demain rr mai à l'occasion de l'ouverture des Barrières et de la Liberté des Entrées. Grande illumination... etc. Roquette. 5 pages de l’Imprimerie de Tremblay, rue Basse-Porte Saint-Denis, sans date. (Bibliothèque Saint-Fargeau, n° 8597.)

2. Détail général de tout ce qui s'est passé cette nuit à toutes les barrières de Paris... Deux pages, s. 1. n. d. (Bibl. Saint-Fargeau, 11945, n* 7.)

Les Bourgeois et les paysans Vont chasser tous ces fainéans,

Et tous les Français sont contens De voir terminer leur carrière *.

Au moment de la suppression des droits d’entrée, la barrière de La Râpée fut particulièrement mouvementée en raison du grand nombre d’ouvriers employés, à la construction, d’abord, et ensuite à la démolition de la rotonde de Le Doux. Nous détachons le passage suivant d’une lettre adressée par Thiboust, Procureur de la commune de Bercy, et contresignée par le Maire Renat, aux Administrateurs du Directoire du District de Bourg-la-Reine, le io juin 1791:

La récente et mémorable suppression des barrières a nécessité par précaution, et nous pouvons dire que nous avons été les seuls des environs de Paris qui en ayent fait usage, a nécessité, dis-je, la vigilence et le secours de notre Garde Nationale, qui toujours animée de zèle et d’activité, s’est portée aux cinq barrières qui donnent entrée à Paris sur notre municipalité, spécialement celle du bord de l’eau à La Râpée, qui a exigé une garde double et continuelle de jour et de nuit, pendant quatre jours, aux dépens de notre infatigable et généreux maire, pour établir et maintenir le bon ordre entre tous les ouvriers concurrens, qui affluoient de toute part pour les travaux qui regorgeoient en ce lieu, et dans ces jours dignes d’être tracés à la postérité la plus éloignée. A quoy nous avons réussi avec satisfactions et applaudissemens de tous les prétendans. C’étoit la circonstance et le besoin d’avoir des armes et des munitions dont nous n'avions aucune, qui n’ont été suppléés qu’aux frais des particuliers volontaires. Nous en renouvelons, Messieurs, très instamment la demande comme étant de la plus grande nécessité et digne d’être prise dans la plus haute considération 1 2.

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