‹ BercyChapitre 69 sur 133 · Archiver, Nationales. C. 124, n" qo5, f · texte numérisé non relu

Archiver, Nationales. C. 124, n" qo5, f

notre dernière assemblée, que le Ponceau de la chaussée de Charenton, entre la BarrièreNeuve et la Grande Pinte est dans un état de dépérissement très dangereux pour la sûreté publique, ayant une excavation d’un côté où il peut arriver des accidents, même en plein jour. Le Conseil Général de la dite Municipalité, sur la réquisition du Procureur de la Commune, m’a chargé de vous en faire part à l’effet d’en faire faire la visite, et de prendre en considération leur demande dont la justice est la baze et le besoin.

Le Procureur de la commune, signé : Thiboust.

Et plus bas, le signataire ajoutait sur cette même copie :

Nous n’avons vu aucun effet sur cette demande dont le besoin et les périls augmentent; la belle saison se passe et cet espèce de détroit n’étant point réparé sur une route aussi passante, la rendra impratiquable cet hiver au défaut d’y être pourvu. J’en réitère avec justice la demande.

Le i5 août 1791, le Procureur de la Commune, signé: Thiboust1.

On a pu constater que le décret du 19 octobre 1790 délimitait d’une façon assez vague la nouvelle commune créée, et surtout qu’il ne la délimitait que provisoirement , ce qui voulait dire, sans doute, que la décision, insuffisamment étudiée quant aux territoires, devrait être examinée de nouveau.

Ces limitations, assez mal définies, en effet, ne devaient pas manquer, très rapidement, d’apporter toutes sortes de perturbations, fiscales et autres.

Dans une représentation faite le iq février 1791 au Bureau du Département de Paris, la nouvelle administration expliquait son embarras au sujet des impositions qui, devant frapper quelques maisons du quartier de la Râpée, étaient revendiquées également par la commune de Confians. Elle ne manquait pas non plus d’indiquer son désir de voir enfin fixer des limites définitives :

La Municipalité de Bercy, conformément aux ordres qu’elle a reçus pour faire la confection du rôle des impositions directes des biens fonds de sa commune,

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