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se trouve embarrassée par une difficulté qui se présente dans l’une de ses sections connue sous le nom de La Râpée.
Cette section étoit cy-devant sur les paroisses de Sainte Marguerite et de Confians, sans aucune séparation apparente, étant renfermée au levant par les murs et bâtiments de la rue Grange aux Merciers jusque sur le bord de la rivière. Au nord par la rue de Bercy jusqu’au nouveau boulevard. Au couchant par le dit boulevard en dehors des nouveaux murs, ces deux parties sont entièrement sur la Municipalité de Bercy; et au midy par la rive droite de la Seine, laquelle rive de la Seine est la seule ligne de démarcation naturelle qu’elle puisse avoir et qui leur a été effectivement assignée par le décret de l’Assemblée Nationale du 19 octobre !790, sanctionné par le Roi le 23 du dit mois. Il est conçu en ces termes :« Les maisons et terrains bornés d'un côté par larive droite de la Seine et s'étendant jusqu'au chemin de Picpus à Saint-Maur, formeront provisoirement le territoire d'une Municipalité particulière. »
C'est donc en conséquence de ce décret que malgré les prétentions de la Municipalité de Conflans, nous avons cru devoir renfermer dans cette section, deux ou trois maisons et petits pavillons du bord de l’eau qui se disent être de Conflans, mais dont le peu de terrain qui en dépend est confondu avec la presque totalité de celuy de Bercy.
Il y auroit tout lieu de se méprendre dans la distinction que l’on seroit obligé de faire, n’ayant aucune marque précise qui les distingue. Il est nécessaire et indispensable d’en fixer inviolablement les limites. La Commune de Bercy demande d’être autorisée, par une prompte décision sur ce qu’elle doit faire à cet égard pour accélérer ce dont elle est chargée, nonobstant toute réclamation. Le Procureur de la Commune, signé Thiboust1.
Voici encore un autre fait, véritable conflit d'attributions, qui mit aux prises les municipalités de Bercy et de Conflans, et dont l’épilogue faillit tourner au tragique.
Le 26 avril 1791, un chariot chargé de caisses et de bagages appartenant à M. de Grosbois, faisait route de Paris vers Charenton. Arrivé à la Grande Pinte, à quelques pas, mais au delà de la ligne de démarcation qui sépare la municipalité de Bercy de celle de Conflans, il est obligé de s’arrêter par suite de la rupture d'un essieu. Devant ces caisses hermétiquement closes, devant ces malles sanglées de cuir, la foule s’attroupe, s’inquiète, chuchote, murmure et finit