Archives Nationales. D'IV1' § 3. 106, n
trine chrétienne et d’assurer ainsy complètement et pour toujours l’exécution intentions expresses des fondateurs L
C’est certainement à la suite de ce procès-verbal, et après son adoption par le Directoire du département de Paris, que les rédacteurs de la pétition du 8 novembre 1791, relatée à l’occasion de la création de la paroisse, purent encore écrire les lignes suivantes .
La commune de Bercy... a une circonscription territoriale provisoire si mal entendue, qu’elle est exposée à chaque instant à des conflits de juridiction avec les municipalités qui l’avoisinent.
Déjà le Directoire du District et celui du département ont prononcé sur une circonscription plus naturelle.
Un petit plan manuscrit du plus haut intérêt montre les limites provisoires de la Commune de Bercy, telles quelles résultent du décret du 19 octobre 1790 et les limites projetées pour son extension, en 1791. Ce plan est ainsi mentionné dans le Procès-Verbal du District de Bourg-la-Reine, du 3o août 1791 :
Adresse de la même commune de Bercy au Directoire, signée Renat, maire; Thiboust, Procureur de la Commune et Le Grand, Secrétaire-Greffier, par laquelle ils renouvellent leurs sollicitations pour l’établissement d’une paroisse, et à laquelle est joint un plan en masse du territoire actuel de la Municipalité de Bercy, divisé en six sections, et de celuy qu’il conviendrait d’y joindre pour opérer une circonscription plus égale, plus commode aux habitans et moins embarrassante pour les deux municipalités voisines.
D’après ce plan, les six sections du Bercy de 1790 étaient les suivantes :
ire Section. A. Du Petit-Bercy et de La Râpée , bornée par la Seine ; le mur d’enceinte, entre les portes de La Râpée et de Bercy ; la rue de Bercy, de la porte de Bercy à la rue Grange aux Merciers; partie de la rue Grange aux Merciers.
i. Voir pièce justificative, n° 21.
2e Section. B. Des Marais , bornée par le mur d’enceinte, de la porte de Bercy à la porte de Charenton ; partie de la rue de Charenton ; une ligne régnant entre la rue de Charenton et celle de Bercy; partie de la rue de Bercy.
3e Section. C. Chapelle (de la chapelle de la Doctrine), bornée par une ligne régnant de la rue de Charenton à la rue de Bercy ; partie de la rue de Bercy ; partie de la Grange aux Merciers ; partie de la rue de Charenton.
4e Section. D. Vallée de Fècamp , bornée par une partie de la rue de Charenton ; une ligne régnant entre la rue de Charenton et l’ancien chemin de Charenton; partie de l’ancien chemin de Charenton ; une ligne brisée régnant entre l’ancien chemin de Charenton et la rue de Charenton.
5e Section. E. Moulin (du moulin placé près de la porte de Reuilly), bornée par le mur d’enceinte situé entre la porte de Charenton et celle de Reuilly; partie de l'ancien chemin de Charenton ; une ligne régnant entre ce chemin et la rue de Charenton ; partie de la rue de Charenton.
6e Section. F. Croix Rouge (de la Croix placée au carrefour du chemin de Reuilly et du chemin de Picpus), bornée par le mur d’enceinte situé entre les portes de Reuilly et de Picpus , partie du chemin de Picpus ; partie du chemin de Reuilly; une ligne régnant du chemin de Reuilly à l’ancien chemin de Charenton ; partie de l’ancien chemin de Charenton.
Le plan dont il s’agit, qui est peut-être le seul document du temps montrant les limites de Bercy en 1790 et en 1791, est intitulé : « Canton de Vincennes. Plan en masse de la municipalité de Bercy, divisé en 6 sections teint en rouge ; partie de Saint-Mandé teint en jaune ; partie de celle de Conllans-Charcnton, teint en noir. » On y voit la ligne de démar-
cation projetée, représentée par un pointillé rouge faisant rentrer dans la petite commune de 1790 d’importants territoires de Conflans-Charenton. Cette ligne délimitative suit toute la grande avenue du château de Bercy, depuis la commune de Saint-Mandé jusqu’à la rue de Charenton, en face de l’entrée principale du dit château ; de ce point elle longe la route de Charenton vers l’Est jusqu’à l’extrémité du parc, qu’elle contourne pour arriver à la rivière.
Le projet d’extension comprenait donc tous les territoires compris: i° entre la grande avenue du château, la rue de Charenton et les anciennes limites du 19 octobre 1790, agglomérant ainsi la Grande Pinte, une partie de la Vallée de Fécamp et des territoires de la Croix-Rouge; 20 tous les domaines compris entre la rue Grange aux Merciers et Confians, et entre la rue de Charenton et la Seine, c’est-à-dire la totalité du Parc et Château de Bercy1.
Ce sont les nouvelles limites de la commune de Bercy indiquées dans ce plan, que l’Assemblée législative adopta dans sa séance du 10 décembre 1791, à l’occasion de l’extension des bornes de la paroisse. Car il n’y eut pas, à proprement parler, de décision intéressant directement l’agrandissement de la commune, mais un décret instituant une paroisse à Bercy et lui donnant comme limites celles qui étaient réclamées pour l’extension de la localité, et que le District de Bourg-la-Reine avait indiquées dans son plan circonscriptif.
Les partisans de l’ordre pourront sans doute trouver que cette modification du territoire d’une commune s’était faite avec quelque désinvolture ; mais on n’y regardait pas de si près en ces époques d’enthousiasme révolutionnaire. La question sou-