‹ BercyChapitre 83 sur 133 · Archives Nationales. T · texte numérisé non relu

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priétai res, fermiers ou marchands; que si les baux sont un obstacle aux mesures qu’il propose, la Convention les annule tous par un décret.

Le Président fait connaître aux pétitionnaires les décisions qui ont été prises et les engage à se rendre aux comités réunis d’agriculture et du Commerce, pour y faire part de leurs vues et de leurs moyens et entendre la discussion qui aura lieu sur ces importants objets.

La Convention leur accorde les honneurs de la Séance L

Peut-être est-ce à ces inquiétudes pour les difficultés de la vie, qu’il faudrait rattacher l’incident ci-après, arrivé moins d’un mois auparavant: Dans la séance du Comité de Défense Générale, section du Comité de Salut Public, du 28 mars 1793, à sept heures du soir, un membre annonce que des bruits circulent indiquant que de grands rassemblements se forment à Bercy, dont les suites pourraient devenir graves. Le Président du Directoire du Département, qui assiste à la séance, offre d’aller chercher des renseignements sur la nature et les effets de ces rassemblements. Le Comité lui accorde cette autorisation. Quelques instants après, le maire de Paris vient annoncer que la Ville est calme, et que l’ordre règne à Bercy où l’on craignait qu’il y eût du mouvement. Rien, d’ailleurs, au cours de la séance, n’indique le motif de ces troubles 2.

Une chose que l’on connaît assez peu, c’est que Bercy posséda pendant la Révolution un vaste dépôt de chevaux de guerre situé à l’endroit connu sous le nom des Bâtiments de la régie des fiacres. Aussi, fort souvent, trop souvent, au dire de l’irascible procureur Thiboust, le gouvernement s’adresse-t-il à la commune pour obtenir quelques attelages indispensables à ses besoins. La lettre ci-après du susceptible fonctionnaire, indique que ce dépôt était entre les mains d’une Compagnie paraissant assez peu disposée à

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