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Bibliothèque Nationale. Cartes et plans. Ge FF

3. Bibliothèque Nationale , Estampes. Topographie de la France. Seine, Paris, XII* arrondissement Va 3oi.

exister une seconde eau-forte de ce graveur, ayant les mêmes dimensions et le même titre, mais montrant Bercy et le grenier à fourrage, vue prise de l’autre côté delà Seine, avec, au fond, le pont de pierre etquelques bateaux amarrés.

En 1 836, au dire du Moniteur du 26 août, il fut question de construire un autre pont en fer à Bercy, au bout de la rue Grange aux Merciers, pour permettre de rejoindre la gare d’Ivry sur l’autre rive.

Dans sa délibération du 17 février 1846, le Conseil Municipal demandait également la construction d’un pont suspendu dans l’axe de la dite rue, destiné àrelier entre elles la route départementale, n° 47 et la route Royale, n° 19. Ce projet, d’ailleurs, n’était pas nouveau puisqu’il avait été ajourné depuis le 2 août 1842 en raison de la création d’un chemin de fer de ceinture autour de Paris, devant réunir toutes les gares entre elles. Une Commission d’enquête, nommée à cet effet, ayant décidé qu'il n’y avait pas lieu de déclarer ce chemin de fer d’utilité publique, la Commune de Bercy, par sa délibération du 17 février 1846, reprenait pour son compte personnel le projet de pont suspendu, dégagé de la question du chemin de fer.

Dans une autre délibération du 14 mai 1846, le même Conseil Municipal faisait avancer la question en décidant que la concession serait accordée à M. Jules Guyot, inventeur d’un nouveau système de pont fixe, dit à voûte rigide, lequel, avec MM. Jacquesson, négociant à Châlons-sur-Marne, et Joly, entrepreneur de serrurerie à Argenteuil, se chargeait de tous les frais moyennant une concession de péage à déterminer.

11 était dit, pourtant, que la construction de ce second pont ne serait résolue que subsidiairement à la question du passage du chemin de fer au-dessus de la Seine. C’est ainsique fut signé, le 18 octobre 1847, un traité entre la commune de Bercy

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et la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon, en vertu duquel cette dernière s’engageait à édifier un viaduc dans l'axe de la rue Grange aux Merciers. Par sa délibération du 5 février 1848, le Conseil Municipal, en raison du mauvais état du Pont de Bercy, susceptible de tomber en ruine, un jour ou l'autre , demandait que les formalités fussent abrégées pour la construction du viaduc en question1.

A l’occasion de la construction du chemin de fer circulaire destiné à relier les gares de marchandises des divers chemins de fer qui entourent la capitale, la Commission municipale de Bercy, dans sa séance du 18 février 1862, émit le vœu, sur la proposition de son maire, M. Libert,que l’autorité supérieure voulut bien étudier l’établissement, sur le pont projeté de ce chemin de fer, d’une voie libre pour le passage des voitures et des piétons, avec accès sur la route militaire.

Ce projet fut étudié par le Ministère des Travaux publics, qui fit connaître que le pont double coûterait environ quatre ou cinq cent mille francs plus cher que le viaduc prévu. 11 proposa donc, pour couvrir Indépensé, d’y faire participer les deux communes de Bercy etd’Ivryet, en outre, d’affermer un droit de péage en faisant verser une contribution au concessionnaire. Dans sa séancedu 19 juin 1862, la Commission municipale de la commune acceptait le projet aux conditions suivantes:

Souscription de 25. 000 francs, tant à l’aide des fonds communaux que des dons volontaires de propriétaires riverains.

Emprunt, au nom de l’État, d’une somme de 200.000 francs pour le remboursement de laquelle il sera fait concession au prêteur, pendant le temps qui sera déterminé parl’adjudication,

1. Archives de la Seine. Registre n° 3 des délibérations du Conseil Municipal de

du péage à établir pour le passage sur la partie du pont consacrée au roulage des voitures par terre et aux piétons.

Le tarif, était fixé à o fr. 02 par personne ; o fr. 10 par cheval et cavalier ; o fr. 20 par voiture, etc. b

La commune d’Ivry contribua à la dépense dans les mêmes proportions que celle de Bercy. Au mois de juillet 1 85 2, les souscriptions particulières avaient déjà produit la somme de 1 3.ooo francs, fournie par les notables habitants et commerçants parmi lesquels, en tète de liste, venait, pour 3. 000 francs, M. le comte de Nicolay, propriétaire du parc et château de Bercy. Les autres souscriptions variaient entre i.5oo et 5o francs.

Voici le texte d’une affiche portant la mise à l’enquête, et datée du 26 décembre i852 :

Préfecture de la Seine. Chemin de fer de Ceinture. Enquête sur le projet d’établissement d’un Pont-Route qui serait accolé au viaduc de Bercy, et sur lequel serait perçu un péage.

Avis. — Le public est prévenu qu’en exécution de l’article 3 de la loi du 3 mai 1841, et conformément à l’ordonnance royale du 18 février i83q, des exemplaires du projet dont il s’agit sont déposés à la Préfecture du département de la Seine, Bureau des Ponts et Chaussées (Hôtel de Ville), ainsi qu’à la Sous-Préfecture de Sceaux, et que les registres resteront ouverts pendant vingt jours dans chacune de ces localités à partir du 28 décembre courant, pour recevoir les observations auxquelles ce projet pourra donner lieu. En conséquence, toutes les personnes que l'exécution du dit projet peut intéresser sont invitées à en prendre connaissance et à consigner les observations sur les registres d’enquête jusqu’au 17 janvier prochain inclusivement, époque à laquelle ces registres seront clos.

Paris le 20 décembre 1 852 . Le Préfet de la Seine, signé : Berger. Par le Préfet, le Secrétaire Général de la Préfecture, signé : Ch. Merruau 1 2.

Les travaux furent confiés à M. Couche, Ingénieur des mines, et à M. Petit, Ingénieur ; l’ouvrage est en pierre et se

1. Archives de la Seine. Registre n" 4 des délibérations du Conseil Municipal de Bercy.

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