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SUPRÊME

152. — Cet éther, ce feu pur, invisible, le plus subtil et le plus élastique de tous les corps, semble pénétrer et se répandre dans toute l'étendue de l'univers. vSi, dans la nature, l'air est l'agent immédiat, ou l'instrument, le feu invisible est

(i) Je fais cette eau plus forte que je n'avais prescrit dans la première édition, ayant trouvé par une plus générale expérience qu'en la remuant pendant cinq à six minutes, pourvu qu'on l'écume et la clarifie avec soin, elle convient mieux à la plupart des estomacs. (N. de l'auteur.)

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le premier mobile, le premier ressort naturel qui communique à l'air toute sa vertu (139, 149, 1 3 1 ). Ce puissant agent est toujours à portée, toujours prêt d'entrer en action, s'il n'était bridé et gouverné par la plus grande Sagesse. Étant lui-même dans une agitation continuelle, c'est lui qui anime et vivifie toute la masse visible. Également propre à produire et à détruire, il diversifie les scènes de la nature, entretient un cercle perpétuel de générations et de corruptions, toujours gros, pour ainsi dire, de formes, qui, par une vicissitude constante, naissent de son sein et s'y replongent. Si preste dans ses mouvements, si subtil et si pénétrant de sa nature, si varié dans l'étendue de .ses effets, il paraît n'être autre chose que l'âme végétative ou l'esprit vital de l'univers.

153. — Dans l'homme, les esprits animaux sont la cause physique et instrumentale du sentiment et du mouvement : d'attribuer au monde du sentiment, serait une opinion choquante et insoutenable. Mais les facultés que l'école appelle locomotives se manifestent dans toutes ses parties. Les Pj^thagoriciens, les Platoniciens, les Stoïciens, regardaient le monde comme un animal, quoique quelques-uns d'entre eux aient mieux aimé le considérer comme un végétal. Quoi qu'il en soit, les phénomènes et les effets montrent clairement qu'un certain E.sprit le remue, et qu'une Ame ou une Providence le gouverne. On concevait, dit Plutarque, cette Providence connue étant par rapport au inonde ce qu'est l'âme par rapport à l'honmie.

154. — L'ordre même et le cours des choses, joint à nos expériences joumaUères, montre qu'une Ame gouverne l'univers et le meut en qualité d'agent et de cause proprement dite. La cause subalterne qui sert d'instrument à cette première, c'est le pur éther, le feu ou la substance de la lumière (29, 37, 136, 149), qui, appliquée et déterminée par un Esprit infini avec un pouvoir sans bornes et selon des règles fixes, exécute dans le grand monde ce que l'âme humaine, avec un pouvoir et une intelligence limités, opère dans le petit. Larai.sonni l'expérience ne nous manifestent aucun autre agent, ou cause efficiente, que l'âme ou l'esprit. Lors donc que nous parlons d'agents ou de cause corporelles, cela doit s'entendre dans un autre sens, dans un sens impropre et subordonné.

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