Chronique musicale de Paris : De M. Berlioz, de ses
compositions et de ses critiques musicales, par M. J. Maïnzer (8 août 1838).
2. Une quatrième représentation, promise pour « incessamment » ou «très incessamment », et sans cesse renvoyée, eut
lieu seulement le 11 janvier 1839 et n’obtint guère plus de succès.
au débutde novembre,aumomentoù ils’occupait d'organiser un concert de ses œuvres au Conservatoire, Le concert à lieu, le 25 novembre, sous la direction de Habeneck, aux applaudissements des bons fidèles. Un deuxième concert, qu’il put cette fois diriger lui-même, fournit à Berlioz un réconfort inattendu (16 décembre). Après une exécution triomphale de Jarold et de la Symphonie fantastique, on vit Paganini s’avancer sur la scène et se meltre à genoux devant Berlioz. Le surlendemain l’auteur de Benvenuto recevait du prince des virtuoses un don de vingt mille francs, accompagné d’une lettre oùil était dit que Berlioz était le seul musicien capable de faire revivre Beethoven. |
Le don de Paganini permit à Berlioz de payer ses dettes et lui laissa quelque répit pour com-
poser une œuvre nouvelle” : non pas un drame