Berlioz répondit aussitôt
« O digne et grand artiste, comment vous exprimer ma reconnaissance! Je ne suis pas riche ; mais, croyez-moi, le suffrage d’un homme de génie tel que vous me touche mille fois plus que la générosité royale de votre présent.
« Les paroles me manquent; je eourrai vous embrasser dès que je pourrai quitter mon lit oùje suis encore retenu aujourd'hui » (18 décembre 1838). L
On est un peu surpris de la générosité inattendue de Paganini, dont tous les journaux, jusqu'alors, stigmatisaient l’avarice. S'il faut en croire Liszt, Paganini se serait décidé à ce don sur les conseils de Jules Janin, ami de Berlioz, pour se concilier la critique et le public.
2. Peu après (9 février 1839), il allait être nommé « conservateur-adjoïnt à la Bibliothèque du Conservatoire », aux appointements de quinze cents francs par an.