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LES OUVERTURES

L'ouverture est un des rares morceaux du drame musical qui puisse passer tel quel au concert, et celui qui se prête le mieux au style symphonique. Elle garde son intérêt en dehors de

toute représentation théâtrale. Elle est même | parfois inspirée par un drame qui n’a pas encore été mis en musique ou qui ne Île sera Jamais, Bien plus, il arrive qu'elle prenne pour sujet un simple récit, roman, nouvelle ou poème, qui pourrait être transformé en drame. Elle est alors toute proche du poème symphonique.

Berlioz débuta au concert par deux ouvertures,, exécutées toutes deux le même jour (26 mai 1828).| L'ouverture de Waverley, qui paraît avoir été composée la première et qui

forme son opus 1, portait d’abord, sur la parti-

a BERLIOZ

tion autographe”, le sous-titre de « Grande ouverture caractéristique ». Les aventures du capitaine Waverley, le héros du roman de Walter Scott, avaient inspiré au Jeune romantique ces pages de musique martiale, qu’il dédia naturellement à son oncle, le colonel Marmion. Les rêves d'amour, qui s’effacent devant la gloire des armes”, sont symbolisés par un larghetto mélancolique où, malgré les emprunts au chant populaire écossais, on reconnaît déjà quelques accents nettement berlioziens. À cette longue introduction succède un allegro vivace dont les rythmes énergiques et l’entrain belliqueux évoquent la carrière mouvementée de Waverley. L'originalité de cette œuvre pourtant si imparfaite avait frappé Schumann. « Qu'on se hâte donc, écrit-il en 1839 dans la Neue Zeitschrift für Musik, de faire connaître cette ouverture qui, en dépit de tous les défauts d’une œuvre de jeunesse, est cependant l’œuvre la plus remarquable et la plus originale que la France nous ait envoyée depuis quelque temps. » |

Mais Berlioz préférait certainement la seconde

desdeuxouvertures exécutées au concert de 18928,

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