Mémoires (1, 107). Mais elle a été utilisée dans deux
morceaux de Lélio, le Chant de bonheur et la Harpe éolienne.
. Une copie de cette cantate a été signalée à deux reprises, en
L 1869 et en 1885, mais elle avait disparu depuis (v. Pro-
d'homme, 54-55, note). Elle vient d’être retrouvée par M. Boschot.
dernière, Sardanapale, pourtant couronnée en 1830, n’a pas encore été retrouvée. On possède les deux autres, Herminie (1828) et Cléopatre (1829). La lecture de ces cantates est fort intéressante pour étudier le tempérament artistique
de Berlioz et la formation de son style. À côté des
inévitables maladresses, on y trouve des inventions et des audaces qui révèlent des traits per-
manents de son génie. On sait que l'introduction
symphonique d’/erminie a fourni textuellement toute l” « idée fixe » de la Fantastique’. Mais c'est certainement la scène de Cléopätre qui ren-
ferme le plus d’originalité et le plus de pro-
messes : l’intensité du sentiment dramatique, la mélodie expressive jusqu'à l’excès, les successions harmoniques heurtées, l’enharmonie parfois intempérante, mille détails significatifs font de cette œuvre encore scolaire un document extrêmement curieux sur les tendances de Berlioz à la veille de 1830.
On ne saurait en dire autant de la fameuse