frimiru Karabrao ! Has! Has! Has!... etc
2. « Un chœur de deux ou trois cents enfants », indique Berlioz sur sa partition.
3. On le doit en partie aux belles exécutions données par Edouard Colonne aux concerts du Châtelet.
‘de jeunesse éternelle qui consacre les chefsd'œuvre. Le Faust de Schumann, malgré la nobiesse de l'inspiration et la pureté du style, pâlit aujourd’hui à ses côtés. Seul Liszt, l’ami de Berlioz, demeure son rival glorieux par la puissante originalité de la Faust-Symphonie (et notamment par la maîtrise souveraine de la troisième partie). Certes tout n’est pas parfait dans l’œuvre française. Mais quelle prodigieuse abondance de mélodie, quelle fantaisie inépuisable, quelle étourdissante variété d’inspiration ! Si Berlioz a naturellement confié au personnage de Faust l'expression lyrique de ses propres sentiments, il a aussi montré d’admirables dons de dramaturge par son aisance à épouser les caractères les plus divers, les sentiments les plus opposés. « Ces rêveries, ces aspirations à l'infini, cette soif de jouissance, ces passions naïves, ces ardeurs d’amour et de haine, ces lueurs du ciel et de l’enfer' », il a revécu tout cela par une sorte de divination et l’a exprimé avec une fidélité passionnée. On ne peut que souscrire au jugement quil a porté dans ses Mémoires (IT, 262) : « Je regarde cet ouvrage
comme l’un des meilleurs que j'aie produits. »
1. Les musiciens et la musique, article sur le Faust de Gounod (pour lequel, soit dit en passant, il ne faudrait pas être injuste).
. Carlo et à l'Opéra de Paris.
#66 VV USÉRLIOZ NS
La Damnation est déjà presque un opéra véritable, et l’on. a pu tenter, non sans succès, de la mettre à la seène'. Il n'y a vraiment que l'Epilogue sur la Terre (« Alors l'Enfer se tut 5)
‘qui conserve Île caractère du récit d’oratorio.
Au contraire l'Enfance du Christnous ramène au genre de l’oratorio traditionnel, non seulement
par la conception générale, mais encore par le
Style, volontairement archaïque.
On se souvient que le morceau central de cette œuvre, le chœur intitulé Adieu des Bergers à la Sainte Famille, fut présenté par Berlioz, lors de la première exécution (1850) comme extrait d'un « mystère » ‘du xvir siècle. Cette amusante supercherie ne pouvait guère tromper des musiciens un peu avertis; mais il faut reconnaître que, sous sa forme définitive (1854), la « trilogie sacrée » de l'Enfance du Christ évoque très heureusement, à la façon d’un ancien triptyque, la piété naïve des primitifs. Le livret de Berlioz, qui est loin d’être sans valeur littéraire, contribue pour sa part à cette harmonieuse impression d'ensemble.
Comme dans les oratorios classiques, une place importante est faite au rôle du « Récitant ».
C’est lui qui, au début de la première partie, Le