Les Grotesques de la musique, p
2. Lettre à d'Ortigue, 17 janvier 1854. Voir aussi les lettres à Ferrand (janvier et avril 1835, janvier 1836, janvier 1840), à sa sœur Adèle (2 août 1835}, à Maurice Schlesinger (4 janvier 1838); et, dans les Mémaires (II, 349-350), l’histoire, au moins symbolique, de la symphonie sacrifiée.
tainement pas gagné des loisirs. D’ailleurs, on ne songerait pas à mesurer le temps qu'il à donné aux femmes, s’il n'avait gémi si souvent de ne pouvoir en donner assez à la musique.
Ces agitations de sa vie amoureuse ne sont qu'un des aspects de son caractère effréné.
Ardent, primesautier, turbulent, truculent avec délices, il aime ces états d’exaltation où « l’on vit avec fureur », cette bonne folie que ne connaissent point « les gens raisonnables »'. Son humeur est changeante comme le temps :
« Un jour, bien, calme, poétisant, rêvant; un autre jour maux de nerfs, ennuyé, chien galeux, hargneux, méchant comme mille diables... »*.
Après les désespoirs tragiques, des charges d'atelier, des mystifications énormes, et sans. cesse des boutades terribles, soit parlées, soit écrites, et qui lui font du tort. Aussi bien, plusieurs de ces traits de caractère lui sont
communs avec la plupart des artistes de la géné-
“ration romantique. (Dans sa jeunesse il a élé
\ open intoxiqué pas le mal du siècle‘.