‹ Berlioz 1923Chapitre 7 sur 91 · Mémoires, I · texte numérisé non relu

Mémoires, I

2. Anton-Joseph Reicha (1770-1836), né à Prague, estimé pour sa musique de chambre et pour ses ouvrages théoriques, avait connu à Vienne Haydn, Salieri, Albrechtsberger et surtout Beethoven, qui jouait de l’alto dans le même orchestre que lui. « Reicha professait le contre-point avec une clarté remarquable ; il m'a beaucoup appris en peu de temps et en peu de mots » (Mémoires, 1, 64).

3. Déjà, peu après 1830, il avait refondu le tout en une - sorte d’intermède en un acte, Le cri de guerre de Brisgaw, qui n'a pas été conservé.

LA VIE (1827) Dean

économie, Berlioz fait ménage commun avec un jeune Côtois de condition modeste, Antoine Charbonnel, venu à Paris pour y étudier la pharmacie. Ils s'installent au quartier latin, rue La Harpe, achètent quelques ustensiles de cuisine, et, à force de privations, arrivent à vivre chacun avec moins de vingt sous par jour.

/ Par malheur, le docteur .apprend que son fils doit encore six cents francs: il les paye, mais supprime la pension, espérant par ce moyen obliger Hector à revenir au foyer et le détourner de la musique. Hector s’obstine et résiste : « Je serais allé en Chine, je me serais fait matelot, flibustier, boucanier, sauvage, plutôt que de me rendre*:»

Comment vivre? En ce premier janvier 1827, seul dans sa pauvre chambre, « quarante centimes de pain» ont remplacé pour lui tous les festins du nouvel an. Après diverses démarches, il parvient à se faire engager, comme choriste, au Théâtre des Nouveautés. Sans rien dire à personne, et sous prétexte de lecons à donner, il va tous les soirs jouer son rôle de comparse, dans des vaudevilles qui «le rendent idiot », Le Jeu de Cache-Cache, le Futur de Grand'maman, ou Le Coureur de Veuves. Quel supplice pour l'ad-

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