‹ Bernadotte, roiChapitre 15 sur 111 · Barras, Mémoires, t. IIF, p · texte numérisé non relu

Barras, Mémoires, t. IIF, p

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fournissaient immédiatement, pour le battre en brèche, des armes en apparence désintéressées. « Son répubiicanislTie, dit Barras, avait Tair de se croire la mission spéciale de combattre Tambition des autres V. » La remarque est sanglante, mais non pas complètement injuste. Or ce furent ces particularités du caractère de Bernadotte qui envenimèrent, dès le principe, ses relations avec Bonaparte.

Le Gascon, fantasque en apparence, mais très fin au fond, paraît avoir pressenti, dès l'abord, jusqu'où pourrait aller un jour Tambition du futur empereur. On prétend qu'il déclara, en sortant de leur première rencontre : « J'ai vu là un homme de vingt-six à vingt-sept ans qui veut paraître en avoir cinquante, et cela ne me dit rien de bon pour la République* ». Du coup, en effet, ses convictions libérales durent être singulièrement renforcées. En tout cas, à peine arrivé à Tarmée d'Italie, dès le mois de février 1797, il était considéré comme un adversaire plus ou moins avoué du général en chef ^ Et cette hostilité persévéra constamment dans la suite, très souvent latente, comme endormie, mais se manifestant à chaque occasion favorable, surtout à chaque nouveau pas de Napoléon vers le pouvoir. Au moment du 18 fructidor, lorsque le général en chef de Farmée d'Italie fit envoyer par ses troupes des adresses au

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