‹ Bernadotte, roiChapitre 60 sur 111 · Carlson, p. 81. Correspondance de Talleyrand, p · texte numérisé non relu

Carlson, p. 81. Correspondance de Talleyrand, p

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ce fût très loin de la Suède, en Russie par exemple, et . en cela Tétat d'esprit de Charles-Jean apparaissait clairement. Le gouvernement suédois ne pouvait admettre que rhéritier du trône fut injurié, mais, au fond, peu lui importait que le roi détrôné obtînt un bout de territoire dans un endroit ou dans un autre. Chose plus caractéristique encore, la Suède soutint Murât; plus tard enfin, au moment des Cent-Jours, elle adopta une attitude expeclante et ne voulut point se déclarer catégoriquement contre Napoléon. C'est que Charles-Jean pensait que le retour de l'Empereur pourrait atténuer en Europe un état d'esprit qu'il commençait à trouver redoutable et que d'autre part il lui semblait, à tort évidemment, que la chute de Murât pourrait être d'un fâcheux augure pour lui-même *.

Ces divers incidents du congrès n'eurent assurément qu'une importance très médiocre : il fallait cependant les relever. Nous constations tont à l'heure que Charles- Jean, tout en s'occupant de la Suède, ne perdait pas de vue sa renommée et ses avantages propres. Le voici maintenant qui fait un pas nouveau et, dans des circonstances accessoires peut-être mais néanmoins bien précisées, ses appréhensions et ses intérêts personnels déterminent l'attitude de la Suède. Il alla plus loin encore et, séparant avec une brutalité complète sa destinée de celle de son pays, chercha pour lui-même des profits que la Suède ne pouvait lui fournir.

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