‹ Bernadotte, roiChapitre 69 sur 111 · Coupé de Saint-Donat, t. II, p · texte numérisé non relu

Coupé de Saint-Donat, t. II, p

2. Correspondance de M. de Rumigny. Archives des Affaires étrangères.

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ordonna donc d'abord pour Charles XIII des obsèques magnifiques, puis souhaita pour l'inauguration de son propre règne un éclat écrasant ^ Son désir fut exaucé. Mais les sacres^ les prestations de foi et d'hommage, les festins et les réceptions, toutes les solennités qui se succédèrent alors et dont Ténumération même serait fastidieuse, ne furent pas intéressantes et belles simplement par leur faste. Le roi était un parvenu, mais le trône dont il prenait possession était très antique et très noble. La pompe alors déployée demeura donc de bon aloi, sans aucune des incorrections ni des disparates qui trahissent immédiatement ces monarchies improvisées où des aristocraties de fraîche date se doivent se forger du jour au lendemain des traditions et un cérémonial. Tout fut parfaitement correct, conforme aux vieux usages, empreint de cette gravité un peu guindée qui donne à la fois tant de majesté et tant de charmes aux cérémonies et aux formules dont l'origine est très lointaine.

Le 19 février, la Diète suédoise avait prié que le couronnement eut lieu avant la clôture de la session. Ce vœu était légitime en soi et ne devait pas, d'autre part, déplaire à Charles-Jean. Une telle cérémonie, dit-il en effet aux députés avec sa phraséologie accoutumée, « imprime un caractère plus sacré aux liens qui unissent le souverain au peuple et fournit à une nation libre

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