‹ Bernadotte, roiChapitre 70 sur 111 · Schinkel, t. X, p · texte numérisé non relu

Schinkel, t. X, p

l'avènement 181

roccasion de rendre hommage à celui qu'elle a investi d'un pouvoir légal* ». Il se hâla donc et bientôt le roi d'armes, accompagné de quatre hérauts, escorté de cent cavaliers du régiment des gardes avec des timbaliers et des trompettes, s'en alla de nouveau par la ville, aux rues et places accoutumées, pour avertir le peuple que le roi Charles-Jean serait sacré à Stockholm, le 11 du mois de mai*.

Le jour venu, par un temps radieux, tandis que les cloches sonnaient à toute volée, au milieu d'un immense concours de peuple encombrant les rues et jusqu'aux toits des maisons, le cortège quitta lentement le palais et se dirigea vers l'église qui se trouve tout auprès et que Ton appelle tout uniment la Grande-Église. En tête, les drabants, les pages, les hérauts, ensuite les Conseillers, la Diète, la délégation norvégienne, le roi d'armes du royaume, les ornements royaux portés par de hauts dignitaires, enfin, entouré d'une sorte d'escorte d'honneur composée des chefs des différents corps de sa garde, sous un dais à panache, le roi, revêtu du manteau princier, couronne princière en tête. Derrière lui, le prince royal, puis la longue file des corps constitués. Sur le seuil du portail, le clergé reçut le roi qui parcourut ensuite lentement l'église pour aller s'asseoir sur un siège à droite de Tautel, ayant auprès de lui la ban-

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