Schinkel, t. VI, p
car malgré ses séjours en Allemagne, il ne savait point Fallemand dont la connaissance lui aurait facilité sa nouvelle tâche. Puis, les affaires de l'État l'absorbèrent chaque jour davantage. Les leçons s'espacèrent donc rapidement et bientôt cessèrent tout à fait sans avoir dohné de résultats très appréciables *. Certains témoins affirment, il est vrai, avoir entendu Charles-Jean parler suédois *; nous avons même le texte d'un discours qu'il prononça en suédois, à la diète de 1812. Mais un simple examen du manuscrit de ce discours montre que le texte, ayant été arrêté en français, fut dicté au prince qui l'écrivit avec une prononciation figurée, n'ayant rien à voir avec la langue suédoise ^ D'autre part, un bien petit nombre de formules apprises d'avance lui permettaient de s'adresser à ses troupes ou de faire aux gens du vulgaire quelques phrases n'appelant point de réponses. Enfin, des témoignages irréfutables et nombreux le montrent n'admettant point qu'on lui fournît des explications en suédois, ne comprenant pas ce qui se disait autour de lui, et même, chose plus significative encore et plus grave, incapable de se rendre compte du contenu des actes officiels qu'il signait journellement *.