Ulfsparre, p
« sainte liberté » est bien constant et sincère. Demeurant, théoriquement, un libéral très convaincu, il doit trouver légitime que son autorité royale* soit limitée et ses peuples autorisés à prendre part à leur gouvernement.
Il songea parfois à modifier certaines dispositions de ses constitutions, à accroître, par exemple, en Norvège, diverses prérogatives royales, mais ce fut en observant scrupuleusement les formes légales de revision. En Norvège même, il proclama à diverses reprises son respect pour les institutions et pour les principes de l'union dont il avouait cependant les défauts*. En Suède, peu après son arrivée, des hommes considérables, demeurés partisans du pouvoir absolu, l'invitèrent à accroître, par une sorte de coup d'État, l'autorité de la couronne, à établir peut-être même, à son profit, un état de choses ressemblant fort à une dictature : il refusa catégoriquement^. Et ce respect constant des lois fondamendales de ses royaumes n'était point simplement affecté et n'avait pas non plus pour cause unique le désir de rester fidèle aux serments prêtés. Pour les raisons que j'indiquais à l'instant, le principe même d'un gouvernement constitutionnel devait lui plaire', et, d'autre part, les constitutions qu'il s'agissait d'appliquer lui convenaient parfaitement, puisqu'elles imposaient des procédés de