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ainsi d'amener des difficultés perpétuelles avec les ministres, en provoquant des confusions plus graves même que l'octroi d'une pension à une veuve ayant quatre filles en âge de gagner leur vie, ou de ralentir et de compliquer l'expédition de toutes les affaires en imposant des traductions constantes. On cite l'exemple d'un conseiller obligé de donner sa démission uniquement parce que, ne sachant pas parfaitement le français,, il était hors d'état de prendre part aux discussions K Le roi se trouvait donc amené à vouloir que ses collaborateurs remplissent certaines conditions un peu imprévues. Le mérite, les idées politiques, la faveur même n'étaient pas seuls en cause : force était de tenir compte de la connaissance entière d'une langue étrangère. Si l'on songe, d'autre part, que cette question de la langue n'était que le signe extérieur et visible d'un fait plus général et plus grave : le roi étranger au milieu de ses royaumes; si Ton se souvient également que tout le passé et toute l'éducation politique de Bernadotte ne le préparaient pas précisément au rôle de monarque constitutionnel; si Ton tient compte, enfin, des craintes perpétuelles qu'il concevait pour sa couronne et qui tendaient à influer sans cesse sur ses actes, — on comprend immédiatement que sa bonne volonté et ses tentatives loyales ne fussent pas suffisantes. Mais, pour bien apprécier toutes les conséquences de la situation oii il
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se trouvait, force est de ne plus considérer simplement, comme nous venons de le faire, la manière dont il accomplissait son métier de roi, c'est-à-dire l'aspect extérieur de son pouvoir : il faut essayer de pénétrer l'esprit même de ce pouvoir, et pour cela, chercher à dégager des principaux incidents de son long règne, ses idées politiques et les tendances générales de son gouvernement.