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hommes sensés devaient partager sur ces points ses manières de voir, €t je ne suis même pas convaincu que Texpérience des premières diètes ait suffi pour le détromper. Si des hommes, distingués d'ailleurs, professaient des opinions différentes, cela prouvait simplement un grand manque de jugement ou des arrièrepensées coupables. Aussitôt donc que ses Parlements discutaient ses desseins ou cherchaient à lui résister, son mécontentement se faisait jour et il entreprenait de faire, malgré tout, prévaloir sa volonté.

Ce n'est là, du reste, qu'un exemple nouveau de traits de caractère que nous avons eu occasion de relever déjà. Plus curieuse assurément et plus instructive est l'élude de la lutte qui s'engage ainsi. Mais ici les difficultés se présentent et certains éléments ne se laissent démêler qu'avec peine. On voit bien jusqu'à quel point Charles-Jean poussa la lutte et la chose a son importance, mais, pour se rendre compte aussi des procédés auxquels il eut recours, il faut s'engager dans le labyrinthe obscur des procédures parlementaires où l'on finit par s'égarer au milieu de détails tout à fait infimes. Les manières de faire du roi étaient d'ailleurs très diverses, et changeaient à chaque occasion.

Il lui arrive, par exemple, d'essayer de mesures générales. Irrité et effrayé des dispositions des députés norvégiens, il veut restreindre une bonne fois leur pouvoir et soumet au storting de 1821 un projet de revision constitutionnelle qui augmentait considérable-

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ment les prérogatives de la couronne. Mais, le plus souvent, il songe simplement à l'affaire en cours et n'ambitionne qu'une victoire de détail pour laquelle il varie ses manœuvres avec un art infini. Et d'abord, il semble s'être rompu très vite à la technique parlementaire. De même que dans ses négociations diplomatiques il a su user à propos de toutes les habiletés consacrées, de même il sait maintenant jouer au besoin des subtilités du règlement des diètes. Ses ministres assurément peuvent lui fournir à cet égard des indications précieuses et venir en aide à son inexpérience; mais nous avons vu maintes fois déjà qu'il n'aime pas à se laisser diriger et il est non moins évident que sa finesse rusée doit le servir beaucoup dans de telles occasions : sa dextérité gasconne, vraisemblablement très suffisante pour lui faire découvrir les roueries du métier, lui montre, en tout cas, leurs avantages et l'incite à les employer. La diète de 1818 avait été saisie d'une proposition demandant aux États de rechercher les mesures les plus propres à assurer le respect de leurs décisions. Rien n'eût été plus désagréable au roi que l'adoption d'une telle résolution ; il n'en laissa toutefois rien paraître officiellement. La proposition s'engouffra dans la filière des commissions ; mais grâce à des manœuvres savantes où l'intervention du gouvernement se. devine aisément, elle n'en sortit jamais et finit par disparaître sans avoir été rejetée.

D'autres fois, Charles- Jean essayait d'agir directe-

ment sur les députés et de les convertir à ses vues. Confiant dans son ascendant et dans son éloquence, il faisait appeler les plus marquants, parfois même convoquait une sorte de délégation officieuse. A la diète de 1823, la bourgeoisie s'étant obstinée à vouloir établir la publicité de ses séances, il réunit ses principaux membres et les harangua copieusement pour leur démontrer les dangers de leur dessein. H arrivait aussi que des intrigues obscures et des marchandages louches entraient enjeu. En 1818 des tentatives évidentes furent faites pour gagner un des chefs les plus en vue de l'opposition. L'amiral Cederstrôm, mis en accusation comme je le rapportais tout à l'heure, échappa à toute condamnation parce que deux juges changèrent brusquement d'avis entre le premier délibéré et le prononcé définitif de la sentence. Or il semble avéré que leur seule conscience ne dicta pas ce brusque revirement; rintervention du roi, désireux de sauver à tout prix un de ses favoris, paraît évidente : peu de temps après le procès, Fun des juges fut annobli et cette marque de faveur ressembla fort au prix du marché. Il lui arrivait enfin de faire distribuer, sous un prétexte ou sous un autre, des vêtements et des gratifications aux membres de Tordre des paysans et ce n'était assurément point dans le seul des3ein d'assurer sa popularité, mais en escomptant sans doute Tinfluence de pareilles libéralités sur les votes futurs.

Un dernier exemple et tout différent. L'article VI du

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traité de Kiel avait déclaré qu'une partie de la dette danoise serait mise à la charge de la Norvège. L'exécution de cette clause provoqua des négociations très épineuses qui durèrent plus de cinq ans et aboutirent, grâce à la médiation de TAngleterre, à un traité signé le premier septembre 1819 : la Norvège se reconnaissait débitrice d'une somme de trois millions d'écus de banque, soit environ seize millions huit cent mille francs, qu'elle s'engageait à payer en dix annuités. Cet acte entraînant des conséquences financières, le storting suivant s'en trouva naturellement saisi, sous forme de propositions royales destinées à en assurer Texécution. Froissée par certains détails de forme et guidée, en outre, par le sentiment en somme respectable, d'éviter des dépenses nouvelles dans un temps de grosses difficultés financières, la majorité aurait voulu faire payer tout au moins une partie de la somme par la Suède. Les commissions inventèrent donc des chicanes de toutes sortes, multiplièrent les propositions et les moyens dilatoires et compliquèrent la question, déjà suffisamment délicate, par des artifices de procédure parlementaire. L'impatience alors gagna le roi. Le Storting reçut brusquement communication d'un nouveau message tenu en réserve depuis quelque temps déjà et dont les termes, très cassants, insistaient sur la nécessité d'arriver immédiatement à une solution conforme aux vues du gouvernement. En même temps, des mouvements de troupes avaient Jieu, un camp se

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formait et un corps d'armée se tenait prêt à tout événement. Si bien que si le Storting finit par voter les propositions royales, ce fut sous la pression de menaces à peine déguisées.

Mais c'est là un exemple à peu près unique dans rhistoire de Charles-Jean qui, pour justifier sa conduite en cette occasion, pouvait invoquer la gravité des circonstances. Les puissances de la Sainte -Alliance avaient manifesté à plus d'une reprise, notamment au congrès d'Aix-la-Chapelle, l'intention de prendre fait et cause pour le Danemark et leur intervention restant toujours à craindre, le refus par la Norvège de tenir ses engagements pourrait la provoquer dans des conditions particulièrement fâcheuses. La situation extérieure était même considérée comme tellement délicate et tendue que le conseil suédois décida, d'accord avec le roi, de faire des préparatifs de défense.

Dans les cas habituels, quand la politique intérieure est seule en jeu, Charles-Jean ne s'engage pas ainsi à fond. Les procédés auxquels il a recours pour influencer les députés sont parfois très irréguliers aussi; mais, moins visibles et moins brutaux, ils sauvent à peu près les apparences et je ne suis pas persuadé d'ailleurs que le roi se rendit un compte exact de leur illégalité. Puis et surtout, si des tentatives de pression morale ou de corruption demeurent inefficaces, si les députés émettent un vote contraire à celui que le gouvernement souhaitait, ce vote finit par être respecté. Rien de moins

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conforme aux vues du roi que la suppression de la noblesse norvégienne : il la sanctionna cependant et en agit de même pour nombre de mesures votées tant en Norvège qu'en Suède. Nous l'avons vu, en 1813, renoncer parfois aux desseins qui lui tiennent le plus au cœur, s'il les juge irréalisables ou dangereux. La même manière de faire se retrouve dans sa politique intérieure, ses principes demeurent inébranlables mais il évite de pousser les choses à l'extrême, la résistance qu'il oppose aux tendances qui lui déplaisent ne dépasse jamais certaines limites, et c'est ainsi que la lutte plus ou moins ouverte qui s'engage dès le début de son règne entre ses parlements et lui, montre fréquemment qu'il sait reculer au besoin.

Charles-Jean n'étouffait donc point brutalement l'opposition qui se manifestait au sein des parlements, mais ne lui cédait cependant qu'à la dernière extrémité et la résistance qu'il opposait ainsi agissait, en définitive, comme un stimulant. Un peu plus tard, le contre-coup des événements de 1830 se faisant sentir jusqu'en Scandinavie, contribua à y surexciter davantage les esprits et à renforcer les aspirations libérales. Cellesci gagnaient, en outre, du terrain par la propagande constante de leurs représentants ; les partis qui s'en fai-

saient les champions, encore embryonnaires au début du règne, s'organisèrent peu à peu, précisèrent leur programme, étendirent leur rayon d'action et leurs moyens d'influence. Une nouvelle phase de l'histoire des oppositions commence ainsi aux environs de 1830. Deux traits la caractérisent : une violence plus grande et l'intervention dans la lutte d'éléments nouveaux; — double phénomène qui se peut observer également dans les deux pays.

En Norvège, la composition même du Storting se modifie peu à peu. Les fonctionnaires et les représentants de la bourgeoisie qui y dominaient absolument sont en partie évincés par des paysans qui s'emparent de la majorité au storting de 1833. Et ces nouveaux venus apportent un esprit d'indépendance plus grand encore, en même temps que des habiludes plus rudes et des procédés plus âpres. Rêvant surtout de voir diminuei* les impôts, ils mesurent parcimonieusemnt les crédits et leur désir d'économie vient augmenter encore les méfiances de leur patriotisme soupçonneux à l'égard de toutes les propositions royales. La plupart de cellesci sont donc repoussées et parfois avec un sans-gêne extraordinaire : en 1836 quelques-unes furent écartées sans même avoir été renvoyées à l'examen d'une commission. Charles-Jean prononça alors la dissolution du storting qui riposta par la mise en accusation du ministre d'Etat qui avait contresigné la mesure.

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Mais, en même temps que la lutte entre le roi et le Parlement continuait ainsi en s'accentuant, la querelle s'était étendue. De là une situation nouvelle que les incidents relatifs à la fête nationale suffisent à caractériser. Les Norvégiens, fidèles à leur principe, voulaient célébrer cette fête le 17 mai, jour où l'assemblée d'Eidsvold avait proclamé Tindépendance et adopté la constitution. Pour Charles-Jean, la Norvège datait du moment où l'union avec la Suède avait consacré son existence : commémorer des actes antérieurs était donc aussi absurde qu'injurieux pour Fauteur de l'union et la fête, selon lui, devait trouver, lieu le 4 novembre, anniversaire de l'élection de Charles XIII comme roi de Norvège. La question n'avait, en somme, qu'une importance très médiocre. Mais la manière dont le roi la prenait à cœur finit par lui en donner, et solenniser pompeusement le 17 mai devint bientôt un moyen commode et simple de faire preuve d'un patriotisme ardent et de protester contre les ingérences suédoises. Au dixième anniversaire de l'assemblée d'Eidsvold, les manifestations prirent un caractère assez général et significatif. Trois ans plus tard, en 1827, il y eut, en outre, des protestations violentes contre une méchante pièce de circonstance, représentée le 4 novembre au Théâtre national, nouvelle manière simplement de se mettre en opposition avec les désirs du roi. Celui-ci accentua dès lors sa résistance et, le 17 mai 1829, la troupe intervint pour balayer les manifestants; il s'en

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suivit une bagarre peu importante en fait, mais dont les conséquences furent assez considérables , car ce recours à la force exaspéra les Norvégiens et aviva leurs sentiments. Charles-Jean, prudent à son. ordinaire, entremêla ses rigueurs de quelques concessions; en 1836, il nomma Vedel-Jàrlsberg, c'est-à-dire un Norvégien, gouverneur général de Norvège; il admit aussi de discuter quelques points touchant les rapports des deux royaumes. Pour ces motifs ou pour tous autres, il vit se produire, à certains moments, une sorte de détente, par exemple lors du séjour qu'il fit à Christiania en 1838. Mais malgré ces accalmies passagères, la querelle subsistait toujours et il y avait maintenant mésintelligence véritable entre le roi et le peuple norvégien presque entier.

En Suède, dans le même temps, même phénomène, mais plus curieux dans les détails et plus significatif encore.

Une des conséquences de la révolution qui détruisit l'absolutisme en 1809 avait été de faire participer un plus grand nombre de personnes aux affaires de TEtat, si bien que le goût et la préoccupation de la politique tendirent dès lors à se répandre dans le pays tout entier. Les principaux meneurs, ceux qui représentaient et défendaient les idées libérales, s'efforçaient, du reste, de favoriser ce mouvement. Guidés peut-être encore par leur désir d'imiter l'Angleterre ou désireux sira-

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plement d'accroître leur influence et d'augmenter le nombre de leurs adhérents, ils insistaient constamment sur la nécessité de faire l'éducation politique du pays, et s'y appliquaient, du reste, de leur mieux. Les discussions relatives à la publicité des séances, que j'ai été amené à mentionner en passant, en fournissent une preuve. Ainsi, au bout de quelques années, une bonne partie de la nation, demeurée jusque-là assez indifférente, commença à s'intéresser à la direction des affaires, en se montrant disposée à discuter librement les actes du pouvoir et à manifester clairement ses sentiments. Tandis donc que l'opposition parlementaire se poursuivait au travers d'une série de débats et d'incidents analogues à ceux que j'ai précédemment rapportés, on voyait grandir une sorte d'opposition nationale qui inspirait de nombreux pamphlets et d'innombrables articles de journaux.

L'histoire de la presse d'opposition suédoise sous le règne de Charles -Jean se peut résumer dans l'histoire d'un journal et d'un homme. Les journaux publiés pendant les dix ou douze premières années du règne n'étaient pas tous, tant s'en faut, des organes méprisables. Quelques-uns comptaient parmi leurs rédacteurs des écrivains de talent, mais tous, ou à peu près, simplement hebdomadaires, petits de format, bourrés d'articles compendieux ne s'adressant qu'à un public restreint, demeuraient des instruments de polémique très imparfaits, et ceux-là mêmes qui critiquaient plus

OU moins discrètement le pouvoir ne pouvaient prétendre à lui porter des. coups bien redoutables*. Cette situation changea, quand au mois de décembre 1830, parurent les premiers numéros du Journal du soir, fondé, dirigé et en partie rédigé par Laurent-Jean Hierta. Descendant d'une famille de bonne noblesse d'épée, membre de la Diète, à l'assemblée de la noblesse où Topposition, on le sait, était la plus vive, Hierta, devenu journaliste et à peine âgé d'une trentaine d'années, se trouva exercer une influence assez considérable sur les destinées de son pays. Il avait, en efl'et, un admirable talent de polémiste; véhément parfois, mais sans se laisser aller cependant aux intempérances de langage trop vives, ironique à d'autres moments, d'une ironie froide et cinglante qui dissimulait les critiques les plus acerbes sous une courtoisie irréprochable ou à l'aide de méprises volontaires; habile enfin à saisir toutes les occasions, à découvrir, pour en tirer immédiatement parti, toutes les fautes des adversaires qui n'étaient autres, dans l'espèce, que les ministres et le roi.

Hierta reprend naturellement dans son journal le programme et les idées que ses amis politiques et luimême développent aux diètes, mais surtout il critique et contrôle tous les actes du pouvoir avec autant de zèle que les commissions des Etats. Seulement, à cet

1. H. Wieselgren, Lars Johan Hierta, p. 42 et suiv. ; Forssell, op, cit., p. 417; voir également lllustrerad Svensk Litteratur historia, déjà citée, t. II, p. 812 et suiv.

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égard, sa situation est tout autre que la leur : tandis que les députés ne peuvent naturellement s'en prendre qu'aux conseillers en titre, lui proclame résolument la nécessité de combattre les influences occultes et débute en publiant un grand article sur les favoris. Enfin, bien que les formules consacrées de la procédure parlementaire ne fissent illusion à personne, elles parvenaient cependant dans une certaine mesure à maintenir audessus des querelles la personnalité du souverain. Le journaliste, lui, n'est pas condamné à de tels ménagements. Hierta prend directement le roi à partie, discute et critique ses tendances et ses idées, et, tout en conservant les formes d'un respect apparent, en arrive à railler de façon sanglante des manies, somme toute, bien innocentes. Dans un discours d'ouverture de storting, Charles-Jean ayant laissé déborder la sensibilité patriarcale qui lui était habituelle et parlé de lui-même, en termes un peu ambigus, comme « père commun du peuple », le Journal du soir feignit de n'avoir point compris et loua les sentiments si profondément religieux de Sa Majesté, les expressions employées par Elle ne pouvant évidemment s'appliquer qu'à Dieu *.

Un tel jeu, semblait-il, ne pouvait durer bien longtemps, car le gouvernement royal, obligé par la constitution à souffrir le contrôle et les observations de la Diète, était puissamment armé quand il s'agissait de

1. Wieselgren, notamment pp. 61 et 197. — Tous les détails qui suivent; sur le rôle de Hierta, sont empruntés à ce même ouvrage.

particuliers et surtout de journalistes. La révolution de 1809 avait valu à la Suède la liberté de la presse, mais cette liberté vécut peu, au moins en fait. Charles- Jean, lorsqu'il entreprit les négociations difficiles de sa Politique de 1812, comprit l'importance d'empêcher toutes les indiscrétions et toutes les manifestations intempestives, et, pour cela, la nécessité d'être maître des journaux. La Diète se rendit à ses raisons et le « Règlement relatif à la liberté d'imprimer » du 16 juillet 1812, abolit le règlement libéral et tout récent du 9 mars 1810*. Dans l'esprit du gouvernement d'alors, comme dans celui des États, ce ne devait être là qu'une œuvre provisoire et toute de circonstance *. Mais, Charles-Jean ne pouvait guère se résoudre à abandonner un instrument très puissant de gouvernement : lorsque les circonstances changèrent, le règlement demeura. Or ce règlement contenait quelques dispositions fort ingénieuses que des actes postérieurs avaient précisées et rendues plus ingénieuses encore. A la date où nous sommes, tout éditeur d'un journal doit d'abord déposer son titre et demander une autorisation de la chancellerie. Celle-ci accordée, le premier numéro doit paraître dans le délai d'un mois. Tout journal coupable d'avoir publié un article jugé dangereux risque d'être immédiatement supprimé et l'éditeur d'un journal supprimé peut être déclaré définitivement déchu du droit

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