‹ Bernard de Requeleyne, baron de Longepierre,Chapitre 2 sur 19 · IV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

IV AVANT-PROPOS

Ménage, mais qui, pour dire le vrai, ne dépassent guère iinspiration dun bon rhéioriden, — quand il y avait une rhétorique. A l appel de ce jeune érudit, les bergers du monde antique se hâtent daccourir. Il les comprend, les aime, se plaît en leur compagnie, tout en se félicitant

D'être né dans les cfiamps des Bourguignons heureux ;

Ce qui nous prouve, en passant, que la Bourgogne était heureuse dans ce temps-là, tout comme aux premières amours de Marguerite et dp Buridan. Mais bientôt Paris le sollicite. Là, son culte pour Racine aidant, il échange les pipeaux champêtres contre le cothurne tragique. Ce que fut sa Médée, de quelle faveur d outre-tombe elle jouit, jusquà être préférée par Voltaire à celle de Corneille, comment un Sésostris lui succéda pour tomber à plat de toute la hauteur des Pyramides, tandis quune Electre conçue dans le pur goût hellénique relevait le poète de cette formidable chute, — cest ce qui nous est conté en abondance dintéressants détails. Entre temps, Longepierre prend position dans la querelle des Anciens et des Modernes. Avocat éloquent des premiers, il ne néglige aucune occasion de se pousser à la cour du grand Roi. Tour à tour précepteur du comte de Toulouse, sousgouverneur, secrétaire politique, gentilhomme ordinaire de la maison dOrléans quil suit aux armées, fort bien pensionné par surcroît, il laisse iimpre.ssion dun adroit courtisan pour qui, trente années durant, la roue de la Fortune ne semble pas avoir trop mal tourné. Qu importe que Sainl-Simon le traite avec la

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